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Apprentissage en baisse

Une récente étude économique fait le point sur les problématiques de l’apprentissage en France.

© Stéphane Leitenberger

n 2013, 273 000 nouveaux contrats d’apprentissage ont été comptabilisés dans le secteur privé, soit une baisse de 8 % par rapport à 2012, après deux années de légère hausse. Les entrées en apprentissage dans le secteur public sont également en recul, mais moins que dans le secteur privé : elles diminuent de 3 % en 2013 pour s’établir à un peu plus de 9 400 » peut-on lire en introduction d’une étude publiée ce mois-ci par la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) du ministère du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social. Et la baisse des entrées en apprentissage se poursuit en 2014 mais de façon moins prononcée (-3,2 %). Les principaux faits marquants de ces travaux sont les suivants. Presque tous les secteurs de l’économie française sont concernés par ce recul et bien évidemment, les secteurs les plus touchés par la crise sont ceux qui enregistrent la plus forte baisse. Autre fil rouge, le fait que cet affaiblissement « touche essentiellement les premières années en apprentissage de sortants de la scolarité ». Les jeunes collégiens choisiraient plus volontiers de poursuivre leur scolarité vers les classes de seconde générale ou technologique.
Autre information intéressante, la part des apprentis plus âgés et plus diplômés continue de s’accroître : en 2013, 43 % des nouveaux apprentis ont un diplôme de niveau baccalauréat ou du supérieur, soit + 4,5 % par rapport à 2012 et +8 % par rapport à 2011. Par ailleurs, les petites entreprises restent les principaux utilisateurs de l’apprentissage, avec 74 % des nouveaux contrats signés l’an passé. Leur proportion a cependant tendance à faiblir, difficultés économiques obligent. Enfin, en 2013, 42 % des nouveaux contrats ont une durée inférieure à 23 mois, en nette hausse de 8 % comparé à l’année précédente, ce qui tend à montrer que les formats courts sont de plus en plus privilégiés par les utilisateurs de l’apprentissage. Et ceci en dépit de la réforme du baccalauréat professionnel qui a eu lieu en 2009. En fait, le contrat court d’apprentissage se développe essentiellement dans l’enseignement supérieur. Portrait robot : mais qui est donc l’apprenti type entrant nouvellement en apprentissage ? Il s’agit d’abord d’un homme (à 66,3 %), même si de plus en plus de femmes font appel à l’apprentissage. Un peu plus de la moitié des nouveaux apprentis a 18 ans ou moins mais la proportion des moins de 18 ans a tendance à reculer depuis 2010 au profit de jeunes un peu plus âgés. Pour l’immense majorité, les contrats d’apprentissage signés en 2013 concernaient des personnes qui venaient d’un établissement scolaire (59 %) ou déjà en formation (26,9 %) mais là encore la situation évolue et les personnes demandeur d’emploi ou dans une autre situation sont de plus en plus nombreuses à solliciter la filière apprentissage. En ce qui concerne les ruptures de contrats, l’étude précise que 27 % des contrats sont rompus avant leur terme mais 21 % seulement entérinent une rupture non suivie d’une reprise d’apprentissage. Les ruptures, dans leur grande majorité, interviennent avant un an de contrat et sont moins nombreuses dans l’enseignement supérieur.

La suite dans le Réveil Lozère, page 3, édition du 9 avril 2015.

Public
Le gouvernement vient de réaffirmer sa volonté à vouloir faire plus en matière d’apprentissage public. L’État recrute des apprentis de 16-25 ans : il s’agit de 4 000 apprentis à partir du mois de septembre 2 015 (6 000 apprentis à partir de 2 016. Sont concernés les services des administrations centrales et services extérieurs ainsi que les régions, départements et communes, et leurs établissements publics de coopération. Sont aussi visés les établissements publics relevant des collectivités territoriales mais également au sein des offices publics d’HLM, établissements publics industriels et commerciaux dotés de personnels fonctionnaires (ONF,…), chambres consulaires. L’objectif fixé pour 2017 est de 500 000 apprentis.

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