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Agriculteurs et chasseurs, la biodiversité en commun

La FDC de la Lozère a tenu son assemblée générale, samedi 11 avril, à la halle Saint-Jean, à Mende, environ 350 personnes étaient présentes pour suivre les débats.

Près de 7 000 chasseurs évoluent en Lozère, l’assemblée générale est donc un moment fort de la fédération. Elle vient clôturer douze réunions de secteurs « aux discussions riches et animées », souligne André Thérond, président de la FDC48. Avant d’entamer son rapport moral, celui-ci a tenu à souligner l’importance que les chasseurs attachent à la sécurité lorsqu’ils pratiquent leur activité ; « pas d’accident de chasse cette année, la sécurité est l’affaire de tous ». Sans forcément être liée, sécurité peut aussi sous entendre modernité des pratiques, un aspect central de la loi sur la biodiversité impliquant « innovation, proximité et modernité des pratiques ». En considérant ce triptyque, André Thérond souhaite responsabiliser les acteurs concernés et surtout pousuivre le développement des partenariats, notamment entre chasseurs et agriculteurs. « Notre ancrage dans les territoires, notre expérience et nos connaissances ont permis de démontrer à plusieurs reprises qu’une chasse durable et maîtrisée était un levier indispensable au maintien, voire au retour d’une riche biodiversité. La mobilisation de l’ensemble des parties prenantes est une réalité pour relever les défis de la protection de la biodiversité. » Et de poursuivre en précisant : « Nous proposerons un renforcement des partenariats, un réequilibrage de la gouvernance de la nature, dans le respect des spécificités, dont celles de la chasse. Chacun doit être mis face à ses responsabilités. » La balle est ici passée au monde agricole. Premier point : les nuisibles. En collaboration avec la chambre d’agriculture, notamment pour les dégâts inhérents aux cultures pour faire court, un dossier a été monté pour établir la liste des nuisibles du 1er juillet de cette année au 30 juin 2018. « Nous sommes tenus de justifier la prédation dans les petits élevages familiaux, les dégâts et les pertes au niveau agricole », reprend-t-il. Les services du ministère de l’Écologie ont classé nuisibles le renard et la pie bavarde. Ils n’ont pas retenu la martre, la corneille noire et la fouine ; « pour ce dossier sensible, il faut une alliance entre les chasseurs et les agriculteurs, insiste André Thérond. Et il nous faut le soutien de nos parlementaires. »

La suite dans le Réveil Lozère, page 4, édition du 16 avril 2015.

Le chamois
Christine Valetin a souhaité « rétablir une vérité » en évoquant un sujet sensible pour la FDC : la réintroduction du chamois. « La chambre n’est ni pour ni contre cette réintroduction. Elle s’est dite sceptique parce que le chamois fait les frais de plusieurs exemples de réintroduction qui n’incombent pas aux chasseurs mais dont les suivis de population ont été mal gérés. » L’arrêté de réintroduction est pour l’instant suspendu André Thérond a néamoins précisé que la FDC « poursuivait son projet ».

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