Aller au contenu principal

La fiche de poste, essentielle pour classer les emplois

Pour mener à bien la mise en œuvre de la classification des emplois dans son entreprise, focus sur un outil pratique, destiné à aider les entreprises pour valoriser leurs emplois dans la nouvelle grille de classification : la fiche de poste.

Pour mener à bien la mise en œuvre de la classification des emplois dans son entreprise, focus sur un outil pratique, destiné à aider les entreprises pour valoriser leurs emplois dans la nouvelle grille de classification : la fiche de poste.
Pour mener à bien la mise en œuvre de la classification des emplois dans son entreprise, focus sur un outil pratique, destiné à aider les entreprises pour valoriser leurs emplois dans la nouvelle grille de classification : la fiche de poste.
© JC Gutner/Illustration

La fiche de poste permet de décrire les missions, les responsabilités, les compétences et le degré d’autonomie exigés pour occuper le poste de travail. En effet, ce sont les compétences attendues et le degré d’exigence de l’employeur qui sont pris en compte pour noter l’emploi, et non les qualités personnelles du salarié.

Qu’est-ce qu’une fiche de poste ?
La fiche de poste n’est pas obligatoire. Néanmoins, c’est un document très utile pour la gestion de carrière des collaborateurs. Souvent utilisée pour faciliter le recrutement, la fiche de poste décrit les éléments fondamentaux d’un poste de travail, c’est-à-dire les missions telles qu’elles sont effectuées concrètement dans l’entreprise. Elle constitue une photographie fidèle d’un poste occupé par un salarié. Ce document permet ainsi à l’entreprise de bien délimiter son besoin et les contours du poste en identifiant les missions à réaliser et les compétences requises pour l’emploi. Elle permet ainsi de comprendre un métier et de dresser le profil du poste. En cas de recrutement, elle est réalisée en principe avant la rédaction d’une offre d’emploi. Il s’agit en quelque sorte d’une étape de préparation afin de bien identifier les différents enjeux. Elle peut être établie à tout moment, afin de bien identifier les différents postes de travail de l’entreprise et d’en délimiter les contours.
De plus, ce support est souvent utilisé dans le cadre de l’entretien annuel d’évaluation du salarié, pour faire le point notamment sur ses missions et ses objectifs, ainsi que mieux évaluer les réalisations et les écarts. Enfin, elle peut être utilisée pour voir l’évolution professionnelle au sein de l’entreprise, et envisager les formations à suivre par le salarié.

Rédiger une fiche de poste
Dans le cadre du repositionnement des salariés dans la nouvelle grille de classification, cette fiche peut déjà être écrite. Composer une fiche de poste vise à guider l’employeur dans la valorisation de l’emploi en fonction des critères classant prévus par la convention collective nationale (technicité, autonomie, responsabilité, management, relationnel), de ses besoins et de son degré d’exigence. De plus, elle offre au salarié et à l’employeur une meilleure lisibilité des attendus du poste de travail.
En effet, cette dernière permet d’identifier les différents emplois de l’entreprise, les compétences requises pour les occuper, et les formaliser. Ainsi, le poste occupé par le salarié sera valorisé en fonction des attendus et des exigences de l’entreprise, quelles que soient ses qualités et compétences personnelles par ailleurs. Tous les salariés occupant le même poste de travail seront positionnés au même coefficient dans la grille de classification.
Si, par exemple, l’entreprise retient un coefficient 23 pour le poste d’agent maraîcher serriste dans son entreprise, tous les salariés occupant ce poste seront positionnés au coefficient 23 dans la grille de classification, ce qui correspond au palier 3. La rémunération horaire attribuée aux salariés devra donc être égale a minima à 10,38 € bruts de l’heure. Elle pourra cependant différer d’un salarié à l’autre et prendre en compte des critères liés à la personne (tels que l’ancienneté, le niveau de formation ou l’expérience professionnelle), dans le cadre de la politique salariale de l’entreprise.

Que contient la fiche de poste ?
Il n’y a pas de mentions obligatoires ou de contenu prédéfini. Celle-ci pourra contenir : l’intitulé ou la dénomination du poste de travail ; le statut (ouvrier ou employé, technicien, agent de maîtrise ou cadre) ; le coefficient d’emploi ; le type d’emploi (CDI, temps plein, etc.) ; les activités exercées en distinguant les missions principales et les missions secondaires ; les conditions d’exercice du poste de travail (travail en équipe, travail en extérieur, travail le week-end, etc.) ; les qualités requises, c’est-à-dire les savoir-faire (compétences : faire des manœuvres avec un engin attelé, utiliser un ordinateur…) et les savoir-être (aptitudes : sens de l’observation, autonomie…) ; les critères classant, afin de permettre le positionnement des emplois (niveau de technicité, d’autonomie, de responsabilité, de management et de relationnel) ; les conditions d’emploi (lieu de travail, salaire minimum correspondant à l’emploi, etc.) ; le niveau de formation exigé ou souhaité ; et enfin l’expérience professionnelle requise.
Si des fiches de postes ont déjà été rédigées dans l’entreprise, elles peuvent être adaptées pour être en conformité avec la nouvelle classification des emplois. Afin d’aider à la valorisation des emplois, ou pour être accompagné pour la rédaction de ces fiches de poste, contactez la FDSEA 48.

Les plus lus

Mickaël Vignal, au centre, a investi dans une centrale photovoltaïque de 36 kWc dont une partie de la production est autoconsommée.
Avec la baisse des tarifs de rachat d'électricité, l’autoconsommation est-elle devenue rentable ? 

À Sugères, Mickaël Vignal, éleveur laitier, a investi dans l'énergie solaire pour réduire sa facture d’électricité de 28…

Un nouveau kit d’introduction dérogatoire a été mis en place par le GDS. Il concerne les lots d’au moins 10 bovins âgés de moins de 24 mois, destinés uniquement à la boucherie ou à l’export.
Au 1er avril 2026 : les règles d'introduction des bovins évoluent

Les règles d’introduction des bovins en Haute-Loire évoluent le 1er avril 2026 afin de mieux concilier sécurité…

portrait de Domniqué Chargé, président de La Coopérative Agricole.
Dominique Chargé voit les coopératives “prêtes à reconstruire de la souveraineté”

Dans un pays aux 2 100 coopératives et où trois agriculteurs sur quatre sont adhérents, le chef de l’organisation faîtière des…

tank à lait avec des gens
Surproduction laitière : « L’enjeu est de faire la marche arrière la plus basse possible sur les prix »

Florent Kaplon, président du CRIEL et directeur amont des fromageries Dischamps analyse la conjoncture laitière et apporte un…

Le Cantal est le département de la région où la collecte laitière a le plus progressé fin 2025.
Lait de vache : Pourquoi la collecte laitière augmente ?

Depuis la fin de l'année, la production laitière a fortement augmenté à la faveur d'un automne clément et de fourrages…

De gauche à droite : Pierre Prallon, JA 43, Lionel Guy, président de la section lait de la FDSEA 43, Éric Richard, administrateur de la FNPL et vice-président  section lait de la FDSEA 43, Ludovic Blin, vice-président de la FNPL, J-Paul Peyral, administrateur FNPL et Géraud Bruel, président de la section lait du Cantal.
Tournée régionale FNPL : les éleveurs paient l’addition d’un manque d’anticipation industriel dans la crise laitière

En 2026, les éleveurs laitiers français paient le prix fort d’un manque d’anticipation industriel. C'est l'analyse portée par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Réussir lait
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Réussir lait
Consultez les revues Réussir lait au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière laitière