Action syndicale : l’élevage, ce n’est pas du cinéma !
La projection du documentaire « La Part du Loup », organisée mardi 24 mars 2026 à Tulle puis mercredi 25 mars à Brive, a suscité une réaction vive et immédiate de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze.
La projection du documentaire « La Part du Loup », organisée mardi 24 mars 2026 à Tulle puis mercredi 25 mars à Brive, a suscité une réaction vive et immédiate de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs de la Corrèze.
Pour Emmanuel Lissajoux, président de la FDSEA de la Corrèze,
c’est une véritable provocation, à quelques jours de la mise à l’herbe des animaux ! »
Face à cette situation jugée inacceptable, les deux syndicats ont appelé à une mobilisation forte afin de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une attaque directe contre l’élevage.
Une quarantaine d’éleveurs de la FDSEA et des JA s’est ainsi rassemblée devant le cinéma Véo de Tulle, et une trentaine devant le centre culturel de Brive le lendemain. Objectif : exprimer clairement leur opposition à la diffusion de ce film consacré à la cohabitation avec le loup. Si certains sont restés à l’extérieur pour manifester leur colère, d’autres ont fait le choix d’assister à la projection.
Parmi eux, Marie-France Forest, secrétaire générale de la FDSEA, dénonce
un film à charge contre les agriculteurs, qui ne laisse aucune place aux témoignages d’éleveurs ayant subi la prédation ».
De son côté, Rémy Bourdoux, récemment élu à la présidence des JA de la Corrèze, fustige
un film qui véhicule une vision partiale, militante et totalement déconnectée de la réalité du terrain ».
Une mobilisation déterminée pour dénoncer ce que les organisations syndicales considèrent comme une attaque frontale contre leur métier.
« Une véritable attaque idéologique contre l’élevage »
Pour la FDSEA et les JA, ce film dépasse largement le cadre d’un simple documentaire.
C’est une véritable attaque idéologique contre l’élevage », dénonce Pascal Delors, vice-président de la FDSEA.
Ce sont des militants pro-loups qui sont avant tout militants anti-élevage » alerte Christophe Dos Santos, secrétaire général adjoint de la FDSEA.
Et le président de la FDSEA de rappeler la réalité :
L’année dernière, plus de 300 brebis ont été tuées, éventrées par le loup, ainsi que des vaches et des veaux ».
Une situation qui alimente colère, exaspération et incompréhension sur le terrain.
« La réalité des éleveurs n’est pas une fiction »
Au cœur de cette mobilisation, un message clair :
L’élevage, ce n’est pas du cinéma ! La réalité des éleveurs n’est pas une fiction ! »
Les syndicats dénoncent
un mépris du monde agricole, un déni de la détresse des éleveurs et une remise en cause inacceptable de l’élevage en plein air ».
Pour eux, ce type de projection contribue à fragiliser encore davantage une profession déjà durement éprouvée.
Camille Privat, secrétaire générale des JA rappelle avec force le rôle essentiel de la profession :
Sans éleveurs, pas de territoires vivants. »
Derrière cette affirmation, c’est toute une vision du territoire qui est défendue : entretien des paysages, dynamisme économique local, maintien de la vie rurale et transmission des savoir-faire.
Des revendications claires pour l’avenir
Face à la prédation, la FDSEA et les JA affichent une détermination sans faille :
Nous ne céderons rien et ne tolérerons aucune concession sur l’avenir de nos exploitations. »
Ils portent des revendications claires :
- que le loup devienne une espèce chassable, « seule solution pour maintenir l’élevage en plein air et nos territoires ouverts » ;
- l’autorisation d’utiliser des lunettes à visée thermique afin de permettre aux éleveurs de protéger efficacement leurs troupeaux.
La FDSEA et les JA ne lâcheront rien
Face aux discours idéologiques et aux tentatives de déstabilisation de l’élevage, la FDSEA et les JA entendent maintenir la pression. Unis et déterminés, ils continueront à défendre sans compromis l’élevage en plein air, leurs exploitations et l’avenir des territoires ruraux.