58 installations aidées en 2025 en Haute-Loire
Le 17 mars, la Chambre d'agriculture et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire dressaient le bilan chiffré de l'installation en 2025 sur le Gaec de Montchiroux, exploitation créée par le JA Adrien Gibert et son père Hervé.
Le 17 mars, la Chambre d'agriculture et les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire dressaient le bilan chiffré de l'installation en 2025 sur le Gaec de Montchiroux, exploitation créée par le JA Adrien Gibert et son père Hervé.
Une DJA moyenne de 47 155 €
Mardi 17 mars, un Rendez-vous en Terrain JA se tenait sur la commune du Monastier sur Gazeille. L’ensemble des acteurs et partenaires de l’installation y étaient réunis pour communiquer les chiffres officiels de l’installation en agriculture dans le département de la Haute-Loire. En 2025, « ce sont 58 dossiers qui ont été déposés et validés par le Comité d’Étude des Projets avec 2 DJA en installation progressive et 56 DJA à titre principal, tous sont situés en zone de montagne » a indiqué Floralie Martin, coordinatrice pôle installation-Transmission à la Chambre d’agriculture.
Le montant total des DJA pour notre département s’établit à 2 735 000 €, pour une DJA moyenne de 47 155 €. Le nombre d’installations aidées suit une tendance à la baisse depuis 25 ans (avec 80 installations en moyenne au début des années 2000) mais reste stable sur les dix dernières années (avec 58 installations en moyenne).
Profil des jeunes installés en 2025
En 2025, les jeunes installés étaient majoritairement des hommes (81 %) qui s’installent avec une SAU/personne de 54 ha. L’âge moyen à l’installation avoisine les 28 ans (en sachant qu’il est possible de demander la DJA jusqu’à la veille de ses 40 ans). La proportion des hors cadre familial s’établit à 34,48 %, dans la moyenne de ces 10 dernières années. Les installations se font majoritairement en Gaec (64 %), 31 % en individuel, 3 % en Earl et 2 % en SCEA. 81 % des jeunes s’installent en conventionnel ; le système de production en agriculture biologique a semble-t-il un peu moins séduit en 2025 : 19 % des installations contre 32 % en 2024.
En termes de productions, le lait (avec 35 ateliers) remporte toujours la faveur des jeunes installés suivi de près par les vaches allaitantes (30 ateliers) et les céréales (15) ; arrivent ensuite la transformation (5), l’horticulture (5), les brebis viande (4), les caprins (4) et le maraîchage (4).
Des outils d’accompagnement à l’installation
Les intervenants ont déroulé l’ensemble des outils qui se trouvent au service de l’installation en agriculture. Le Point Accueil Installation (PAI), par lequel passent tous les porteurs de projet, soit un total de 188 personnes en 2025, le Conseil en Evolution Professionnelle (CEP) pour faciliter les reconversions professionnelles, et le dispositif 103 pour accueillir et former au métier de l’agriculture les porteurs de projet hors cadre familial. Le parcours à l’installation comprend également le PPP (Plan de Professionnalisation Personnalisé) qui vise à compléter les compétences du candidat.
Le service Installation-Transmission de la Chambre d’agriculture s’appuie sur trois outils importants : le Répertoire Départ Installation (RDI), pour favoriser la transmission d’exploitation et la recherche d’associé(e), le stage test installation-transmission avant de s’installer et le Point Accueil Transmission (PAT).
Vers « France Services Agriculture »
Alors que l’amorce d’une baisse du prix du lait, l’instabilité politique nationale et internationale et la multiplication des crises sanitaires risquent d’impacter le volume d’installations, les regards se tournent vers la Loi pour la souveraineté alimentaire et le renouvellement des générations promulguée en mars 2025 ; cette dernière prévoit la mise en place de « France Services Agriculture », un service d’accueil et d’orientation pour les personnes souhaitant s’engager dans une activité agricole et/ou dans la transmission de leur exploitation agricole.
« France Services Agriculture » s’organise autour de 3 volets : un point unique d’accueil pour l’installation, la formation, la transmission et le salariat agricole ; la formation et l’accompagnement à l’installation hors appui technique et économique ; le montage du projet et du plan d’entreprise. Si le premier volet restera piloté par les Chambres d’agriculture, les deux derniers seront ouverts à l’ensemble des organismes agricoles, y compris les structures privées et orientées dans le domaine commercial. En Haute-Loire, il est primordial que la Chambre d’agriculture soit l’outil de pilotage de l’installation, a précisé Julien Duplomb, responsable installation-transmission à la Chambre d’Agriculture.