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40 ans pour le groupement de producteurs de lentilles

Le groupement des producteurs de Lentille Verte du Puy a réuni ses adhérents pour son assemblée générale et célébrer par la même occasion ses 40 ans d’existence et de travail au service de la perle verte du Velay.

Le 12 décembre, le groupement de producteurs a fêté ses 40 ans à St Christophe sur Dolaison.
Le 12 décembre, le groupement de producteurs a fêté ses 40 ans à St Christophe sur Dolaison.
© HLP

■C’était une assemblée générale un peu spéciale qui s’est déroulée le 12 décembre à St Christophe sur Dolaison, puisque le groupement fêtait ses 40 ans d’existence. A cette occasion, le président du groupement de producteurs, Laurent Beraud a fait une rétrospective de l’histoire de la lentille et de sa structure qui se trouve intimement liée à l’histoire de la filière  (voir ci-dessous).
Une campagne 2019 correcte
Cette assemblée générale fut l’occasion de dresser le bilan de la campagne de production 2019 pour la Lentille Verte du Puy avec 685 producteurs (-6%), 3 402 ha semés (-14%), 24 765 qx récoltés (+14%) et 7,3 qx/ha de rendement moyen (+1,8 q/ha).
Les responsables du groupement relèvent de «bonnes conditions de semis des lentilles dans l’ensemble au printemps. Un début de campagne sec et des précipitations fin avril, et dans la première quinzaine de mai. Des conditions favorables à la lentille en début de cycle, de fortes chaleurs fin juin qui ont provoqué l’avortement de fleurs et ont nui au remplissage des gousses. Enfin, on note une faible pression des maladies foliaires».
En 2019, le groupement des producteurs a participé à de nombreuses manifestations en vue d’assurer la promotion de la lentille : comme la course du 1er mai au Puy, les fêtes du Roi de l’Oiseau où le groupement avait son propre stand qui proposait cette année un nouveau menu élaboré par un chef cuisinier d’Arlempdes. Des administrateurs du groupement étaient présents au SIA 2019 pour tenir le stand de la Lentille Verte du Puy. Même représentation aux Terres de Jim à Bains.
Le groupement a participé aux différentes commissions de l’ODG (4 réunions Commissions organoleptiques ; 2 réunions Commission promotion ; 3 réunions Commission technique) ainsi qu’aux visites techniques organisées par l’ODG sans oublier sa présence au sein de l’ANILS (Association nationale interprofessionnelle des légumes secs).
Un point technique sur la culture a été fait par Emmanuel Eymard, responsable de la commission technique de l’ODG, et de Mathias Déroulède, conseiller production végétale à la chambre d’agriculture. «Priorité à l’agronomie !» tel est le message que ces derniers ont lancé accompagné d’une liste de préconisations : «La rotation des cultures est primordiale, c’est la clé de la réussite. Des couverts végétaux pour nourrir le sol. Avant lentille, privilégier l’avoine pour sa bonne couverture de sol et les crucifères pour l’effet restructuration du sol par les racines. Pensez aux plantes compagnes de la lentille (lin ou plantain) pour mieux maîtriser l’enherbement (Densité de semis : lentille 100 kg/ha + plantain 3,7 kg/ha). Attention au sol tassé : Régler la vitesse de rotation de la herse rotative pour éviter une préparation trop fine de la terre ou préparer le semis avec une herse plate ou un vibroculteur».
Concernant le désherbage, la filière donne priorité au désherbage mécanique.
«L’avenir passe par les techniques alternatives d’une part car les produits phytosanitaires sont de moins en moins nombreux et d’autre part pour s’adapter à la demande des consommateurs» indique Emmanuel Eymard.
Les essais conduits sur le désherbage mécanique donnent de bons résultats : «Nous avons obtenu des résultats encourageants notamment  avec la herse étrille et la technique du faux semis. La combinaison d’un traitement raisonnée de phytosanitaire avec une herse étrille donnent également de bons résultats cette année» ajoute le président de la commission technique de l’ODG.


Emblavons des lentilles !
Cette assemblée générale fut une occasion de plus pour les responsables du groupement et de l’ODG d’inciter les producteurs à emblaver des lentilles.
«Avec un prix moyen de 2000€ la tonne, la Lentille Verte du Puy est certainement la culture la plus rentable de Haute-loire. Lorsqu’elle est bien intégrée dans une exploitation, la lentille est intéressante car c’est un bon assolement, elle permet de faire des économies d’engrais, elle favorise la culture d’un blé derrière, c’est une culture qui ne nécessite pas un investissement important en terme de matériel» a souligné E. Eymard.

Zoom sur…
40 ans du groupement des producteurs
A l’occasion des 40 ans du groupement des producteurs de Lentille Verte du Puy, le président Laurent Beraud a retracé l’histoire de la lentille qui démarre il y a fort longtemps en - 8740 ans avant JC dans l’Hérault. C’est en 1852 que la lentille apparaît seule dans les statistiques dédiées aux légumes secs avec 2500 ha. En 1905, on atteint 20qx/ha, un rendement jamais égalé tandis que les prix s’effondrent conduisant Joseph Sabarot à intervenir à la chambre de commerce à propos des importations... Arrive ensuite la longue marche vers l’AOP avec les dates importantes de 1908, 1930, 1935, 1990, 1996 et 2008.
Dans son rapport moral, Laurent Beraud a rendu hommage à tous les présidents qui se sont succédés à la tête du groupement et qui ont oeuvré à l’avancement de la filière : “40 ans de groupement, c’est 4 présidents Pierre Ambert, Louis Andrieux, Robert Chouvier, Laurent Beraud.
Pierre Ambert a été le premier président du groupement élu lors du premier conseil d’administration le 29 novembre 1979, date de la fusion de deux syndicats : celui de Félix Amargier et Eugène Defix.
En 1983, Pierre Ambert prend la présidence de Cilverpuy pour 3 ans et laisse celle du groupement. En 1992, il reprend la présidence de Cilverpuy pour essayer d’obtenir l’A.O.C. En 1994, il reprend la tête du groupement toujours dans le but de l’obtention de l’AOC ; le 9 août 1996 le décret d’Appellation d’Origine Contrôlé est obtenu. Que de travail, que de réunions, où tu voulais toujours avoir l’unanimité alors que la majorité aurait suffie.
Louis Andrieux fut à la tête du groupement de 83 à 94 et il nous a quitté en 2017. En 1998, tu laisses la place au groupement à Robert Chouvier. Quelle ténacité pour cette lentille et je te dis un grand merci.
Robert Chouvier, tu es celui qui a la plus longue présence à la tête du groupement : 13 ans. En 2008, tu accèdes à la présidence de l’O.D.G. pour 3 ans, il a fallu rassembler à nouveau les 3 conditionneurs. Mais là où tu es imbattable, c’est sur la communication… Aujourd’hui, tu es Grand-maître de la Confrérie.
La lentille a su traverser les âges malgré les difficultés rencontrées. Ces dernières années nous sommes en rupture de stock malgré la rentabilité que cette culture apporte”.

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