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Fruits
2013, une année difficile pour les fruits rouges des Monts du Velay

Le GIE des Producteurs de Fruits Rouges des Monts du Velay tenait son assemblée générale au restaurant Les Myrtilles à St Bonnet le Froid le 17 avril dernier.

L'assemblée générale du GIE s'est déroulée à St Bonnet le Froid
L'assemblée générale du GIE s'est déroulée à St Bonnet le Froid
© HLP

Avec un nombre d'adhérents stable à 42, le GIE des Producteurs de Fruits Rouges des Monts du Velay, qui tenait son assemblée générale jeudi 17 avril à St Bonnet le Froid, continue à progresser tant en chiffre d'affaires (4,38 millions d'euros en 2013 contre 4,12 en 2012, et 4,2 en 2011) qu'en volume commercialisé (776 tonnes en 2013 contre 658 en 2012 et 747 en 2011). Mais l'année 2013 a été particulièrement difficile en raison des conditions météo qui ont retardé la production d'une à deux semaines, les premières fraises n'ayant été commercialisées que le 14 juin au lieu du 5 juin en 2012 et du 22 mai en 2011 année très précoce.

Fruits par fruits
Revenons sur l'activité du GIE fruits par fruits. En fraises les rendements ont été corrects, avec des surfaces au sol identiques mais en progression pour les fraisiers en «jardins suspendus» ; ce sont eux qui ont permis d'augmenter les quantités de fruits produits avec 225 tonnes. Les prix de vente n'ont pas été bons. Ceci s'explique par une production trop tardive mais également par une campagne médiatique sur la présence de résidus phytosanitaires sur des échantillons de fraises du sud ouest, sortie en début de saison, qui a eu un grave impact conduisant à une mévente.
En framboise, la qualité était au rendez-vous, les prix étaient corrects mais inférieurs à 2012. Par contre la production a été en baisse (-28 t).
En groseilles rouges aussi la production a diminué (-9 t) et le marché a été difficile.
La production de mûres a très fortement augmenté en 2013 (+29 t), mais les prix ont été inférieurs à 2012.
Pour les autres petits fruits (cassis, myrtilles, groseilles maquereux...), les quantités produites avoisinent celles de 2012 et les prix sont légèrement supérieurs.
Avec de la qualité, des quantités, des prix relativement corrects sauf en fraise, les producteurs de fruits rouges affichent un bilan 2013 plutôt moyen.

Communiquer et promouvoir
L'activité du GIE ne se résume pas à la production de fruits rouges. Le groupement a également un volet communication-promotion important. Et en 2013 il a participé à de nombreuses actions dont l'«Opération Sourire» au Puy-en-Velay avec les Jeunes Agriculteurs de Haute-Loire, la fête de la myrtille à St Julien Chapteuil, les journées du patrimoine... Et lors de ces diverses manifestations, ce sont les producteurs qui font eux-mêmes la promotion de leurs fruits rouges.
Sur le plan technique, le GIE investit également. Il a notamment «accéléré son travail sur la recherche de méthodes alternatives à la production conventionnelle», et sur le développement de la production de fraises en jardins supendus, ou encore de framboises en hors sol.

S'adapter en permanence
Rappelant que «le GIE a pour mission principale de tout mettre en oeuvre pour apporter le meilleur revenu possible à ses adhérents», le président Éric Pauchon présentait les orientations pour 2014 et avenir. En fraise, le GIE devrait s'orienter vers le développement de variétés différenciées et gustatives. En framboise également, il convient de s'intéresser à des variétés appréciées pour leur goût.
Pour pallier le surcroît de travail engendré par une activité croissante du GIE, il a été décidé de recruter une personne supplémentaire qui aura pour mission de diversifier le portefeuille client, travailler sur la logistique et apporter un appui sur la partie commerciale.
Avec 2 nouveaux producteurs en 2013, le GIE des producteurs de fruits rouges des Monts du Velay continue sa progression en ayant toujours en point de mire les exigences du marché à mettre en adéquation avec la production.


Suzanne Marion

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