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2010 l'année des plus : + d'animaux, + de débouchés

Le Fait marquant de la saison 2010 pour le Fin Gras du Mézenc c'est l'accroissement des débouchés avec 17 nouveaux distributeurs en cours de saison. C'est aussi 445 animaux commercialisés soit 12 % de plus qu'en 2009. C'est enfin des prix stables avec un différentiel de 1,20 € par rapport aux cours nationaux. Voilà quelques éléments tirés de l'assemblée générale de l'association, lundi 11 octobre à Freycenet Latour.

Laurent Wauquiez secrétaire d’état à l’Emploi, J.Marc Fargier Maire de Freycenet Latour, Bernard Bonnefoy président, Yannick Pochelon animateur et Roselyne Rochette présidente de la Maison du Fin Gras.
Laurent Wauquiez secrétaire d’état à l’Emploi, J.Marc Fargier Maire de Freycenet Latour, Bernard Bonnefoy président, Yannick Pochelon animateur et Roselyne Rochette présidente de la Maison du Fin Gras.
© HLP

Le fait marquant de la saison 2010 pour le Fin Gras du Mézenc, c’est sans aucun doute l’accroissement des débouchés avec 17 nouveaux distributeurs en cours de saison. Outre la quarantaine de bouchers adhérents  régulièrement à l’association, cette année, de nouveaux magasins ont tenter l’expérience du Fin Gras ; ils sont souvent venus spontanément suite à des demandes formulées par leur clientèle. S’ajoute à cela, l’entrée dans la démarche d’une entreprise de cheville de la région d’Aubenas qui approvisionne désormais 7 bouchers sur ce secteur et conforte donc la place du Fin Gras du Mézenc dans le secteur de Basse-Ardèche et Vallée du Rhône.
Le président Bernard Bonnefoy ne cache pas sa satisfaction. C’est pour lui un grand pas en avant en terme de commercialisation. L’essentiel du réseau de distribution reste la boucherie traditionnelle, et se situe pour 60 % en Haute-Loire et Ardèche, puis dans la Loire pour 17 %, et le Rhône pour 14,5 %. On trouve également du Fin Gras dans le Loiret, le Puy de Dôme, l’Ain et pour la première fois en 2010 dans les départements du Vaucluse, Gard, Alpes Maritime, Drôme et même Hauts de Seine. Ces essais restent à transformer… C’est l’un des challenge de l’association pour 2011 et les années à venir.
Côté production, 445 animaux ont été commercialisés en 2011 dont 418 génisses et 27 boeufs. La progression par rapport à 2009 est importante avec 49 animaux de plus, soit 12 %.
La quasi totalité des animaux recensés a donc pu être commercialisée sous appellation, et ce grâce notamment aux nouveaux débouchés. Cette année, 66 éleveurs ont commercialisé en AOC avec en moyenne 6,74 bêtes ; là aussi un chiffre en augmentation.

Une qualité reconnue

En terme de qualité, les animaux Fin Gras abattus en 2010 affichent, selon le classement FGM, un très bon développement musculaire pour 78 % d’entre eux, un bon état d’engraissement pour 53 % (très bon pour 47 %) et une bonne présentation générale pour 50 %. Par rapport à la grille nationale EUROPA, les animaux Fin Gras 2010 sont classés en R pour 75 % d’entre eux (50 % en R+) avec la note 3 en engraissement pour 96 %. Le poids de carcasse moyen est de 380 kg contre 375 en 2009.
Pour la première année, le ratio s’est inversé : 58 % des animaux sont vendus à des chevillards plutôt qu’en direct à des bouchers. Côté prix la moyenne s’est située cette année à 4,72 €/kg auprès des bouchers et 4,43 €/kg auprès des chevillards soit une différence de 29 cts d’€ compensée par les frais de transport et le temps passé. La moyenne est donc de 4,55 €/kg. Il est intéressant de comparer ces prix avec les cotations nationales. Les génisses “U” se sont vendues en moyenne 3,54 €/kg et les “R” 3,18. En moyenne les animaux Fin Gras du Mézenc se sont vendus 1,20 €/kg de plus…
En terme de perspective, Bernard Bonnefoy précise que “tous les efforts devront porter sur la pérennisation des nouveaux débouchés acquis en 2010 afin de répondre au potentiel conséquent qu’ils représentent. Elle passera inévitablement par un accompagnement…”. Pour cela, le président invite les éleveurs à se mobiliser pour assurer la promotion du Fin Gras du Mézenc, et par ailleurs à produire un peu plus.
Le Ministre Laurent Wauquiez est venu pour affirmer son soutien à cette production AOC qui “fait parler de nous. Quand le chef Ducasse met le Fin Gras du Mézenc à sa carte, ça vaut toutes les brochures touristiques…”. Mais il ajoute : “Il faut arriver à sortir de la confidentialité pour être une véritable force de frappe ”. Et Gérard Roche président du Conseil Général de Haute-Loire de renchérir : “Il faut que vous soyez ambitieux. C’est un sacré plus pour la région”.

Vers la reconnaissance en AOP

Dès l’obtention de l’AOC (Appellation d’Origine Contrôlée), en 2006, le Fin Gras du Mézenc s’est lancé sur la route de l’Appellation d’Origine Protégée, reconnaissance de l’AOC par l’Europe. L’Association en coopération avec l’INAO Valence a répondu en 2008 puis en 2009 à toute une salve de questions. La Commission Européenne reconnait le bien-fondé de ce produit clairement identifié et attaché à une zone géographique. Estimant que c’est un bon dossier, elle reste donc ouverte pour la reconnaissance en AOP. Néanmoins, reste encore en suspens l’épineuse question des deux zones du Fin Gras, zone de production et zone d’abattage.
Christian Teulade d’Origine Traçabilité Contrôle comme Valérie Keller, se sont voulus rassurants “tant que l’AOP n’existe pas, l’AOC vit”. à ce jour, les discussions sont toujours en cours entre l’Association, l’INAO, le Ministère de l’Agriculture et la Commission européenne.
A suivre…

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