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2 000 visiteurs pour un rallye de l’herbe très mécanique

Malgré une température caniculaire, environ 2 000 agriculteurs ont participé mardi 13 juin à Maurs à l’étape cantalienne du rallye de l’herbe de la Fédération nationale des Cuma.

Maurs a accueilli mardi l’une des trois étapes de la 8e édition nationale du “rallye de l’herbe” de la FNCuma.
Maurs a accueilli mardi l’une des trois étapes de la 8e édition nationale du “rallye de l’herbe” de la FNCuma.
© L'Union du Cantal
La casquette était l’accessoire de rigueur mardi 13 juin à Maurs... Heureusement, les constructeurs, concessionnaires de matériel agricole et autres semenciers exposants à Maurs proposaient en abondance des couvre-chefs à leurs couleurs. C’est en effet sous un soleil de plomb et des températures caniculaires aussi persistantes qu’inquiétantes pour les agriculteurs que s’est déroulée l’étape maursoise du “rallye de l’herbe”. “Objectif atteint” pour François Sournac, président du comité local d’organisation de cette manifestation : environ 2 000 agriculteurs venus pour l’essentiel du Cantal, du Lot, de l’Aveyron et de la Corrèze ont participé à cette journée (900 voitures ont été comptabilisées sur les parkings en milieu d’après-midi).

Comparer les matériels en situation
Les faucheuses-conditionneuses, pirouettes, andaineurs, presses et autres enrubanneuses, attelées derrières d’imposants tracteurs, ont incontestablement été les vedettes d’une manifestation entièrement dédiée à la culture et à la récolte de l’herbe. “L’idée de ce rallye, c’est de permettre aux agriculteurs de pouvoir comparer des matériels de dimensions équivalentes dans des conditions de travail définies par un cahier des charges, de manière à ce qu’ils puissent avoir une vision objective”, explique Jean-Pierre Carnet, président de la Fédération nationale des Cuma, organisatrice de ce rallye qui comptait trois étapes cette année. “Qu’on soit en Cuma ou agriculteur individuel, et si on a un projet de renouvellement de matériel, c’est effectivement intéressant de voir le matériel au travail pour, derrière, optimiser ses choix”, poursuit l’agriculteur, spécialement venu de la Manche avec son directeur. Autre intérêt de la manifestation selon lui : “Ça permet de rassembler les Cuma, de provoquer des échanges entre agriculteurs. On a besoin de se retrouver pour avancer, et de partager des moments de convivialité. C’est aussi ça, l’esprit Cuma”.

Entre prix du fioul et sécheresse
Entre deux démonstrations, les agriculteurs ont également pu admirer les collections fourragères mises en place par un semencier depuis plusieurs mois sur le site, ou profiter des ateliers organisés par les techniciens de la Chambre d’agriculture du Cantal, dont les thématiques étaient tout à fait en phase avec les deux principaux sujets de conversation du moment : la hausse du prix du fioul et des matières premières, et les sécheresses récurrentes. C’est ainsi que Yannick Péchuzal et Amandine Robert ont par exemple expliqué, à partir de résultats d’essais réalisés à Lacapelle-del-Fraïsse depuis 2001, l’intérêt d’utiliser des légumineuses en association pour obtenir des protéines bon marché. Autre avantage des légumineuses : une bonne résistance à la sécheresse. “Même en 2003, nous avons pu faire une coupe de luzerne à l’automne sur la parcelle d’essai”.

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