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Couverts végétaux : la variété peut tout changer

Lorsque l’on cultive du blé, du maïs, de l’orge ou du pois, pour toute culture, l’un des préalables est le choix d’une variété (ou de plusieurs si on sème un mélange). Les éléments suivants guident ce choix : dates potentielles de semis et de récolte (signant la précocité de la variété), type de valorisation ou encore niveau de sensibilité (ou de résistance) à tel ou tel pathogène. Des décennies de sélection variétale ont ainsi rempli des pages de catalogues. Mais qu’en est-il des couverts végétaux ? Certaines espèces présentent un choix variétal de plus en plus étendu. Est-ce un élément important à vos yeux ? Que recherche-t-on ? Sur quels critères sont sélectionnées les variétés de couverts ? Ce dossier vous propose d’aborder le sujet, autant du point de vue de la sélection que de ceux qui vous conseillent.

<em class="placeholder">Photo en station de sélection variétale montrant la grande différence que l’on peut avoir au sein d’une même espèce, ici de vesce commune.
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Photo en station de sélection variétale montrant la grande différence que l’on peut avoir au sein d’une même espèce, ici de vesce commune.À gauche, variété Carbure et à droite, variété Ardente qui, pour une même date de semis, dans les mêmes conditions, affichent une nette différence de stade et de volume de biomasse produite.
© Cérience

« Quand on regarde dans “le ventre d’une espèce”, il peut y avoir une variabilité incroyable », soutient Annick Basset, sélectionneuse chez Cérience (anciennement Jouffray-Drillaud). Elle poursuit : « Cela peut parfois remettre en cause la notion même de choix d’espèce. On peut y observer tout et son contraire. Un exemple, celui de la vesce velue avec des différences très importantes de précocité de biomasse en semis d’été selon les variétés, ou encore celui de la vesce commune. Vis-à-vis de sa sensibilité au champignon pathogène du genre Aphanomyces, la variabilité entre variétés de vesce commune peut être énorme. Cette connaissance est importante, puisqu’en fonction de vos parcelles, de leur historique en matière de pression du pathogène, de la succession culturale, votre choix variétal peut être très différent. »

Une notion très récente

​​​​​​Si on compare avec les cultures de vente, blé, maïs, orge, colza et compagnie, la sélection variétale des espèces utilisées comme couverts végétaux a loin d’avoir autant de recul. Normal, l’utilisation des couverts végétaux telle qu’on la conçoit en ACS n’a qu’entre 20 et 25 ans. La notion même de variété est finalement très récente en matière de couverture végétale, exception faite pour certaines espèces qui, par leur qualité originelle de plante fourragère, ont bénéficié d’une sélection plus ancienne. Les travaux ont surtout porté sur le choix des bonnes espèces, d’abord en pur puis en mélange. Encore aujourd’hui, quand on vous interroge sur la composition de vos mélanges de couverts, il est rare que vous mentionniez les variétés utilisées. Et pourtant, comme nous l’avons souligné dès l’introduction, la variabilité au sein d’une espèce et pour un seul caractère peut être si grande que cela impacte forcément l’efficacité même du couvert. On peut même affirmer que faire un mauvais choix variétal peut être contre-productif ! Encore faut-il avoir ces connaissances et que votre coopérative ou votre négoce puisse vous proposer du choix…

Redécouvrir des espèces

« Il faut raisonner le couvert et donc le choix variétal en fonction de ce que l’on veut de lui » : mentionne de nouveau A. Basset, il faut dire, très passionnée par le sujet. Rappelons juste que Jouffray-Drillaud (devenu Cérience) est, à l’origine, un sélectionneur de variétés fourragères. Ceci explique cela : il était assez logique qu’avec la montée en puissance des couverts végétaux ces vingt dernières années, leurs travaux s’étendent à la sélection de variétés pour la couverture d’intercultures. Et entre les intercultures longues, courtes, relais, double culture, CDI, le travail est énorme ! Un travail qui, parfois, conduit même à redécouvrir des espèces. Un exemple en la matière : le trèfle d’Alexandrie. « Il y a encore 13 ou 14 ans, l’espèce était sous-employée. J’ai commencé à m’y intéresser à partir de 2008-2009 et je me suis rendu compte de l’énorme variabilité chez ce trèfle. Rien que dans les types, en monocoupe avec une seule tige ou multi-coupes avec plusieurs talles, les usages sont alors bien différents. En colza associé, on va plutôt privilégier les mono-coupes. L’unique tige va disparaître d’elle-même avec l’hiver et les gelées, alors qu’une multicoupes va redémarrer. C’est typiquement l’exemple d’une espèce mineure que l’on a redécouverte à l’aune du développement de la couverture végétale et de ses usages qui se diversifient. Concernant le trèfle d’Alexandrie, on a lancé un programme de sélection et, aujourd’hui, on peut proposer plusieurs variétés », explique la sélectionneuse de l’antenne de Vienne-en-Val (45) de Cérience.

Critères agronomiques

​​​​​​Mais alors, en matière de couverture d’interculture, sur quels critères va-t-on baser la sélection variétale ? En fait, ils sont de deux ordres : agronomique et phytosanitaire.

Sur le volet agronomique, il semble que le premier critère de sélection pour un couvert végétal digne de ce nom soit la production de biomasse. Et pas n’importe quelle biomasse, foliaire et racinaire. On ne va pas rechercher la production d’épis.

L’autre critère important est la précocité. Il vient à l’esprit l’exemple de l’avoine rude, davantage connue sous le nom d’avoine brésilienne mais aussi diploïde (Avena strigosa). A. Basset développe : « Quand l’espèce est arrivée ou plutôt revenue d’Amérique du Sud, on avait des types particulièrement précoces. On disait de l’espèce : à peine levée, presque épiée ! Le travail de sélection variétale s’est donc focalisé sur cet aspect, tout en conservant ce qui avait tant plu de l’espèce : la précocité de sa production de biomasse, particulièrement généreuse. Ce travail a porté ses fruits avec des variétés inscrites au catalogue, comme Océane, Activy ou Altesse, variétés tardives mais produisant de la biomasse. » Ce qui ne veut pas dire que les variétés d’avoine rude précoces ont été écartées. Rappelons que la sélection variétale ne travaille pas exclusivement pour l’Hexagone mais aussi pour l’international. Rien que chez des voisins proches comme l’Allemagne, les couverts ne peuvent pas être forcément semés aussi tôt que chez nous. Les agriculteurs doivent donc bénéficier de variétés en conséquence, en l’occurrence plus précoces, et développant plus rapidement un même volume de biomasse.

Faire de la biomasse, oui (tout dépend aussi des espèces et du rôle que l’on attend d’elles), mais pas forcément à la même époque. Prenons ainsi cet exemple de deux variétés de vesce velue, Massa et Savane. La caractéristique de Massa est de faire de la biomasse rapidement alors que Savane va en faire plus tard, surtout à la reprise printanière. Ces deux variétés peuvent ainsi être intéressantes dans un couvert long, avant culture de printemps, comme un maïs. Massa va s’exprimer en premier et Savane prendra le relais.

Bien sûr, lié à ces deux critères, on a celui de la gélivité, c’est-à-dire le niveau de sensibilité au gel d’une variété. Si la variété peut développer son système de reproduction avant l’hiver, elle sera plus sensible au gel. Autant, lors des premiers couverts végétaux, on recherchait à tout prix des variétés gélives, autant, aujourd’hui, ce n’est pas forcément le cas. Il nous faut donc une plus grande variabilité à ce niveau, en fonction des besoins.

Le rapport C/N figure, bien sûr, dans les critères de sélection variétale et, avec lui, ce que le couvert va pouvoir restituer au sol et donc aux cultures suivantes. « Ainsi, explique A. Basset, par exemple chez l’avoine rude, pour une même date de semis, au moment de détruire le couvert, on peut avoir, selon les variétés, des stades différents (montaison à épiaison) et donc des C/N différents : de 15-16 à 30-35. Ce n’est plus la même chose en matière de destruction, transferts d’azote, etc. Dans les mélanges aussi. Si on associe, dans le même couvert, deux variétés d’avoine strigosa aux C/N opposés avec une vesce au C/N de 10-12, on obtient un couvert au C/N compris entre 13-14 et jusque 20 et plus. Or, on sait qu’avec un C/N inférieur à 15, on a une restitution de 50 % de l’azote du couvert. Après, ça diminue. D’où l’importance, encore une fois, du bon choix variétal. »

​​​​​​Le volet pathogènes

Si on considère maintenant l’autre volet de la sélection variétale, les bioagresseurs, le premier exemple qui vient à l’esprit est celui concernant les nématodes. Plusieurs cultures de vente sont en effet concernées : betterave, maïs, pommes de terre… Il est bon que le couvert d’interculture précédant ce type de culture sensible puisse être un frein au développement du pathogène. Une espèce a été parti-culièrement travaillée sur cet aspect : la moutarde blanche, notamment dans les successions avec betterave. Mais la résistance aux nématodes est également travaillée chez bien d’autres espèces (vesces, trèfle, avoine, etc.) « Nous identifions des variétés résistantes à un ou plusieurs nématodes permettant de répondre aux attentes de protection des cultures comme la pomme de terre, le maïs, la vigne, etc. » indique A. Basset. C’est ainsi que la sélection variétale doit aussi prendre en compte le type de succession culturale, le précédent, tout comme la culture qui suit. Là encore, on n’aura pas forcément les mêmes besoins. Dans une rotation avec colza, on va naturellement éviter des variétés de couverts sensibles à la hernie du chou et donc éviter les crucifères.

À noter toutefois qu’aujourd’hui, la sélection variétale est arrivée à proposer des variétés de radis fourrager résistantes à ce bioagresseur. Avoir un bon panel de variétés permet donc d’affiner son choix d’espèces de couverture. La tâche se complique évidemment dès lors que l’on mélange plusieurs espèces dans un même couvert végétal. Il va sans dire qu’il faut être encore plus clair dans ce que l’on attend de son couvert… Aujourd’hui, avec les avancées de la sélection variétale, le choix est plus riche. Cela permet de construire des mélanges de plus en plus pertinents. Les sélectionneurs ne s’y sont pas trompés. Ils ont suivi la mouvance et proposent des mélanges « clé en main ».

« Prenons un couvert court entre deux pailles, indique A. Basset. La moutarde brune est intéressante de par ses propriétés biofumigantes qui limitent le développement du piétin échaudage. On peut y associer deux vesces, une pourpre avec la variété Titane et une velue avec la variété Massa. Toutes deux produisent une biomasse précoce abondante et sont particulièrement adaptées aux semis tôt en été. Cela donne un couvert ayant la capacité à produire rapidement de la biomasse pour un semis très précoce. C’est exactement ce que l’on recherche pour une interculture aussi courte. »

En matière de couverts végétaux, on s’est très longtemps (trop longtemps ?) concentré sur le choix des espèces, du mélange d’espèces, de la date et du type de semis comme de sa destruction. Il fallait passer par ces étapes pour vrai-ment inscrire les couverts végétaux dans nos itinéraires culturaux. Mais on a un peu trop mis de côté un aspect : les variétés. Rien que le type « printemps ou hiver », pourtant fondamental, n’est pas toujours bien considéré. Or, nous l’avons vu dans ce dossier, le choix variétal peut être crucial par rapport au résultat attendu du couvert. Le problème est qu’à l’heure actuelle, ce choix variétal est encore loin d’atteindre celui que l’on a pour les cultures de vente. Voyez ce que propose votre fournisseur ! Le marché doit s’adapter et il est plus que temps. Si les sélectionneurs doivent poursuivre leurs efforts et les coopératives et négoces mieux s’adapter, c’est aussi à vous de provoquer ce changement. Après tout, quand vous voulez telle variété de blé ou de maïs, en général, vous l’obtenez. Insistez aussi pour les couverts. Enfin, comme vous savez le faire en ACS pour bien d’autres aspects techniques, faites vos propres essais variétaux et relayez vos résultats !

Une commission dédiée aux couverts végétaux au sein du CTPS

​​​​​​Le CTPS est le Comité technique permanent de la sélection qui, avec le Geves, évalue les variétés avant la mise (ou non) sur le marché. L’intégration des couverts végétaux dans cette évaluation est plutôt récente. Ainsi, en 2014, est créée la Commission inter-sections plantes de services (CISPS). Celle-ci est chargée d’étudier les aspects méthodologiques, techniques et administratifs de la valeur agronomique, technologique et environnementale (Vate) des variétés candidates à l’inscription au catalogue français, rubrique usages en plantes de services écosystémiques.

« La majorité des dépôts de dossiers a, jusqu’à présent, concerné des crucifères, indique Denis Leclercq, ancien animateur de la CISPS. On peut avoir jusqu’à deux dossiers par an pour la moutarde blanche, même jusqu’à trois dossiers pour le radis fourrager. Après, c’est l’avoine, avec environ un dossier par an. Mais on voit arriver d’autres espèces comme les vesces, la phacélie et même le carthame. » Dans un protocole d’évaluation de l’usage en culture intermédiaire multiservice pour une variété de crucifère fourragère, on évalue, au sein d’un réseau de plusieurs essais, les densités de peuplements, la dynamique de levée, le pouvoir couvrant à des sommes de températures définies. On note la sensibilité au froid, la résistance aux maladies classiques. On mesure la biomasse aérienne entre 70 et 80 jours après semis (estival), ainsi que le ratio C/N. Certaines espèces exigent des analyses supplémentaires, comme le niveau de résistance aux nématodes chez les crucifères fourragères (nématodes de la betterave). « Pour le radis fourrager, le déposant peut aussi demander des tests optionnels de résistance à d’autres nématodes », précise D. Leclercq. Les protocoles évoluent. Par exemple en 2022, deux nouveaux protocoles ont été mis en place. Le premier concerne l’évaluation de variétés de trèfle blanc associées à du colza la première année de test, puis maintenues en couvert d’interculture avant un semis direct de blé. Le deuxième protocole concerne aussi les variétés de trèfle blanc mais cette fois-ci en couvert pérenne avec une fétuque élevée (pour la production de graines). Dans ce protocole, durant la deuxième année de test, on varie les apports d’azote afin de voir s’il y a un effet sur la production de la fétuque.

Le type avant la variété !

​​​​​​Avant de porter son choix sur telle ou telle variété, il faut d’abord bien choisir le type. Un exemple, celui du sorgho. L’espèce a aujourd’hui une place de plus en plus importante dans les couverts végétaux, du fait de la biomasse rapide qu’il peut apporter, jusqu’à 6 tonnes de MS/ha en deux mois. L’espèce est également appréciée pour sa sensibilité au gel hivernal. Mais pour que le sorgho s’exprime pleinement, avant même de considérer l’aspect variétal, il faut d’abord bien choisir le type, car il existe des sorghos fourragers, des multicoupes, des grainiers… En couvert végétal, en solo ou en mélange (le sorgho tolère très bien la compagnie), vous devez choisir un sorgho multicoupe qui est adapté aux semis d’été, à pousse rapide et moins exigeant que d’autres types de sorgho vis-à-vis de la préparation de semis. Le type BMR doit également être considéré. BMR est le gène qui diminue la teneur en lignine assurant une meilleure digestibilité (les sorghos BMR sont destinés à l’alimentation animale). « Le sorgho dans le couvert peut être BMR. C’est important si le couvert a vocation à être pâturé. En non BMR, le couvert peut néanmoins être pâturé à partir du moment où le sorgho non BMR est en mélange avec d’autres espèces. Il devra alors représenter entre 20 et 25 %, en poids de semences, du mélange. Attention également à la date de semis quand vous avez du sorgho dans votre couvert : pas après le 15 août. Au-delà, le développement sera plus compliqué faute de lumière », indique Jérémy Bonte, responsable développement technique chez Semental. Dès lors que le bon type est choisi, pour le responsable, il existe peu de différences variétales. « Attention cependant à certaines variétés en provenance de l’étranger, certes peu chères, mais peu qualitatives », met-il en garde. Pour lui, la famille de plantes de couverture chez laquelle il y a les plus grandes différences entre variétés, c’est la famille des crucifères, moutardes et radis.

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