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Contractualisation
PPL Egalim 2 : Antoine Pissier (FNA) juge le texte "trop généraliste" et "non applicable en l'état" pour la filière du Commerce des grains

Antoine Pissier, président de la fédération du Négoce agricole et vice prédident de la FC2A
© FNA

« Le rapport Papin et la proposition de loi Besson Moreau donnent une obligation de contrats sur trois ans alors que les prix se font au quotidien au niveau mondial. Ceci est un élément de déstabilisation fort pour nos entreprises.», a dénoncé le 20 mai Antoine Pissier, président de la fédération du Négoce agricole et vice président de la FC2A. Une réaction qui s'inscrit dans le contexte de discussion parlementaire en cours concernant la loi « visant à protéger la rémunération des agriculteurs ». Et d'exiger de « mesurer les impacts de ce genre de proposition, prendre en compte ce qui existe déjà en matière de contractualisation et voir comment cela fonctionne en tenant compte des spécificités par filière. Il existe les contrats Incograin et les addenda qui sont des outils reconnus et appliqués par les opérateurs depuis des années. » explique Antoine Pissier. Ce dernier doit rencontrer monsieur Besson-Moreau prochainement.

Lire aussi : Le député LREM Grégory Besson-Moreau présente un projet de loi pour pallier les faiblesses de la loi Egalim

Des conséquences importantes pour la filière

Le président de la la fédération du négoce agricole redoute l'impact négatif que pourrait avoir ce texte si il venait à s'appliquer en l'état. « Je n'imagine pas faire un contrat sur 3 ans avec la Chine ou l'Algérie, avec en plus une clause de renégociation de prix. Le marché du blé (et des grains en général, ndlr) est mondial. On se tire une balle dans le pied » déplore t-il.
« Nous procédons déjà à des contractualisations à 3 ans sur certaines matières premières comme le lin, et ça fonctionne bien », relève t-il, mais tous les marchés ne fonctionne pas de cette façon. « C'est le propre du commerce de faire des contrats, et dans un contrat il y a le prix sur lequel on se met d'accord », estime Antoine Pissier. 

 

 

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