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Une presse à sarments automotrice

Charles Jumert, vigneron à Villiers-sur-Loir dans le Loir-et-Cher, a transformé un enjambeur en presse à sarments automotrice.

1 - Afin d’exploiter les sarments disponibles sur son exploitation dans le but de chauffer sa maison d’habitation, Charles Jumert s’est intéressé à la presse à sarments Caeb, dont il a trouvé une occasion récente à prix imbattable. Pour l’animer, le vigneron a transformé un vieil enjambeur Bobard "béquillard". Ne souhaitant pas rouler sur les sarments – ils restent propres et faciles à ramasser – le vigneron a modifié le châssis pour qu’il devienne coulissant et dispose d’une voie variable hydraulique. D’un enjambeur un rang, Charles Jumert en a fait un de deux rangs, tout en restant compact sur la route.

2 - Rapidement, Charles Jumert constate lors des premiers essais qu’il faut changer de transmission. En effet, au rythme de 1 000 bottes par jour, ce ne sont pas moins de 3 000 coups de pédale d’embrayage, ce qui sollicite fortement la transmission et use prématurément le disque d’embrayage. Le vigneron dépose la transmission mécanique pour la remplacer par une boîte hydrostatique d’une vieille automotrice de récolte de maïs.

3 - Montée sur un attelage trois points, la presse à sarments a été modifiée. Le rouleau arrière, qui sert à contrôler la hauteur de travail, a été enlevé, car il avait tendance à accumuler de la terre. Il a été remplacé par des roulettes de jauge. Au besoin, la presse peut être dételée pour y installer d’autres outils comme une bineuse ou une palisseuse.

4 - À l’arrière, un petit chariot monoroue a été fabriqué pour pouvoir y stocker les bottes avant de les déposer en bout de parcelle.

Coût : 10 000 euros, dont 1 000 euros de béquillard et 8 000 euros de presse

Temps : environ une semaine

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