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Une pelle mécanique rehaussée

Arracher des ceps morts et préparer la complantation de façon efficace dans des vignes étroites : tel était le but de la pelle mécanique surélevée de Gérard Bouche, vigneron et entrepreneur à Chateauneuf-du-Pape (Vaucluse).

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Avant de surélever une pelle mécanique, Gérard Bouche utilisait une mini-pelle qui manquait clairement de puissance et une tarière qui ne permettait pas d’enlever toutes les racines. Aujourd’hui, sa pelle modifiée de 11 tonnes, alourdie de 2 tonnes avec la rehausse, permet grâce à son godet de 90 cm de large d’enlever l’intégralité des ceps morts et racines et de préparer le sol pour la complantation. La portée du bras lui permet de travailler sur cinq rangs en même temps. La hauteur de la pelle demande une certaine prudence au transport pour passer sous certains ponts. Avec surprise, elle se montre plus stable au travail qu’une machine non rehaussée, du fait du lestage liée au jambage.

1 Déposer la lame de nivellement. Désolidariser les chenilles du reste de la machine en coupant à la base du train roulant. Les flexibles hydrauliques alimentant les moteurs hydrauliques de l’avancement ont été débranchés.

2 Construire le jambage composé de tôles planes associées à des IPN sur une hauteur de 1,20 à 1,40 m. Souder l’ensemble aux chenilles et au reste de la machine. À l’aide de rallonges, rebrancher le circuit d’alimentation des moteurs hydrauliques des chenilles.

3 Fixer une marche au pied de la cabine, ainsi que des grilles de chaque côté des rehausses. Ces dernières serviront de marchepied mais aussi de stockage des ceps et racines arrachées en attendant de revenir en bout de vigne.

4 Réalisée par un artisan local, la construction a été brevetée par Gérard Bouche. Au total, une trentaine de machines ont été réalisées sous ce brevet moyennant des royalties au dépositaire de brevet. Ce dernier vient de passer dans le domaine public.

Fournitures :

Tôles épaisses

IPN

Grilles métalliques

Rallonges de flexibles

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