Aller au contenu principal

Une écimeuse qui récupère les adventices fauchées

Agriculteur en Seine-et-Marne, Romain Bouillé a présenté lors du salon Tech & Bio son écimeuse qui récupère la matière fauchée.

Agriculteur en Seine-et-Marne, Romain Bouillé a construit une écimeuse récupératrice, présentée dernièrement au salon Tech & Bio. « Il s’agit du second prototype, explique son concepteur. J’ai construit le premier en 2015, avec le soutien de Marc Solvet et Olivier Driot, pour faire face à des problèmes de résistance de graminées (vulpin, ray-grass) aux phytos. Bricoleur dans l’âme, je me suis amusé, avec des pièces existantes sur l’exploitation, à construire un premier proto, pour faucher les vulpins. La machine me donnait entièrement satisfaction, mais j’ai tout de même construit un second prototype pour récupérer la matière coupée et pouvoir ainsi intervenir plus tard dans la saison. Traîné, l’appareil reprend le principe d’une coupe à tapis, avec une coupe à sections, un rabatteur à barres vrillées (pour une alimentation régulière) et un tapis de petite largeur, qui convie les résidus fauchés vers une caisse de 6 mètres cubes. D’une largeur de 18 mètres, l’élément de fauche est monté sur un double cadre composé d’un parallélogramme et dispose à chaque extrémité de petites roues pour hydrauliquement piloter au plus juste la hauteur du lamier depuis la cabine.

A l’occasion du salon Tech & Bio le 20 juin dernier, l’agriculteur a été surpris de l’engouement qu’a suscité son appareil, aussi bien auprès des agriculteurs biologiques que des conventionnels, particulièrement confrontés aux problèmes d’adventices cette saison.

Romain Bouillé réfléchit désormais à une industrialisation, en collaboration avec le constructeur allemand Zürn. Les dimensions du lamier pourraient être revues à la baisse, la caisse pouvant dans certaines situations être remplies sur une longueur de 300 mètres.

Les plus lus

Remplissage du réservoir d'un engin agricole de GNR
Comment évolue le prix du GNR avec la guerre au Moyen-Orient ?

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du GNR a pris plus de 60 centimes le litre en moyenne en France,…

<em class="placeholder">Joël Coureau devant une ensileuse New Holland FX 48 transformé en automoteur de fauche. </em>
Joël Coureau - « Près de 20 ans d’expérience en moisson décomposée »

Pionnier de la moisson décomposée dans le Tarn-et-Garonne, Joël Coureau explique les atouts et les limites de cette technique…

<em class="placeholder">Patrice Clérault et son fils Paul Clérault, agriculteurs à Hudimesnil dans la Manche</em>
« Nous fauchons à plat pour obtenir le meilleur taux de matière sèche »

À Hudimesnil dans la Manche, les associés du Gaec du Mesnilge sont très attachés à la qualité des fourrages produits sur leur…

<em class="placeholder">Benoit Delafosse, agriculteur à Torigny-Les-Villes dans la Manche, et tracteur Case IH avec groupe de fauche Pöttinger au travail composé d&#039;une faucheuse frontale Novacat ...</em>
« Avec la faucheuse à groupeur à vis, la faneuse ne sort plus du tout »

Benoit Delafosse, agriculteur à Torigny-les-Villes dans la Manche, ne tarit pas d’éloges envers sa faucheuse latérale portée à…

<em class="placeholder">Combiné de fauche Kuhn GMD 9530 RV/FC 3125 DF attelé à un tracteur Case IH Puma 200</em>
« Une qualité d’herbe au top »

Au Gaec des Croix, à Valprivas en Haute-Loire, le groupe de fauche Kuhn à groupeur à vis a remplacé l’automoteur Krone…

<em class="placeholder">Adrien Banchereau et Sébastien Allard, salariés de la Cuma L&#039;Arc-en-ciel de Chemillé-en-Anjou</em>
« Nous sommes gagnants sur tous les plans avec le groupeur à tapis courts »

La Cuma L’Arc en ciel de Chemillé-en-Anjou a investi en 2025 dans une combinaison de fauche de 8,50 m d’envergure équipée…

Publicité