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Seederal dévoile son premier prototype de tracteur électrique

La start-up brestoise dévoile son premier prototype qui s’apprête à débuter sa campagne d’essai. 

Il y a un an, nous vous parlions de Seederal, une start-up brestoise ayant pour ambition de développer un tracteur électrique et de devenir « le Tesla des tracteurs ». Depuis, l’entreprise a grossi et emploie aujourd’hui 13 personnes. Elle s’apprête à mettre à l’épreuve son premier prototype. « Nous sommes partis d’un tracteur du commerce équipé d’un châssis, explique Arthur Rivoal, cofondateur de Seederal. Nous sommes encore loin de la version finale. Ce premier proto a pour vocation de valider certains composants et fonctions. » La start-up reste encore discrète sur les technologies embarquées. « Il n’y a plus de boîte de vitesses, remplacée par un moteur électrique et des engrenages. De même pour la prise de force », concède Arthur Rivoal. 

Plus léger que la version thermique

Assemblé à la fin de l’été 2023, le prototype Seederal, construit sur la base d’un tracteur diesel de série, se révèle, contre toute attente, plus léger que son homologue thermique. Ce tracteur électrique a fait ses premières accélérations à l’automne, puis a subi de multiples paramétrages.  

Produite en France, la batterie qui anime le prototype n’utilise pas la même technologie que celle de la version finale du tracteur, mais elle permet de quantifier les besoins en fonction des usages. 

« D’après nos calculs, avec notre technologie de batterie, l’autonomie devrait être de plusieurs centaines de kilomètres au transport et aller de 10 à 14 heures pour le semis, selon l’outil attelé, estime le cofondateur. Les opérations de travail du sol seront les seuls travaux sur l’exploitation pour lesquels le tracteur devra être rechargé en cours de journée. » L’autonomie dépendra de l’outil attelé, de la profondeur de travail et des conditions. Au besoin, il sera possible de s’équiper d’une solution de recharge rapide qui réduira à 2 heures le temps pour remplir complétement la batterie. 

La version définitive du tracteur électrique est attendue pour 2026. La start-up brestoise ne donne pour le moment pas de prix. « Mais le coût d'utilisation (TCO) sera moins élevé que son équivalent thermique. Il est difficile de présager quels seront les tarifs futures du GNR et de l'électricité, mais nous ciblons un TCO 30 % moins cher qu'un modèle thermique », conclut le cofondateur.

Lire aussi : Seederal veut construire la Tesla des tracteurs

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