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Rémi Vidal - Un semoir de 6 mètres pour passer en agriculture de conservation

En Seine-Maritime, Rémi Vidal sème à l'aide d'un semoir Amazone Primera.

Rémi Vidal utilise un semoir Primera d'Amazone de 6 mètres pour semer ses 200 hectares de cultures et couverts végétaux, en plus de la prestation de semis sur une centaine d'hectares. © Rémi Vidal
Rémi Vidal utilise un semoir Primera d'Amazone de 6 mètres pour semer ses 200 hectares de cultures et couverts végétaux, en plus de la prestation de semis sur une centaine d'hectares.
© Rémi Vidal

Rémi Vidal, agriculteur en Seine-Maritime sur une centaine d’hectares, possède un semoir Amazone Primera pour l’implantation de ses céréales, colza et lin et réalise de la prestation de semis sur 100 ha. « Mon père a débuté le semis direct en 1994 avec un semoir Huard SD300 puisque dans nos sols d’argile à silex, les charges de mécanisation étaient conséquentes. Quatre ans après, il est revenu aux TCS avec un passage de cover crop puis de rotative. J’ai ensuite investi 80 000 euros dans un premier semoir Primera de 6 mètres à entraînement mécanique avec un écartement de 18,75 cm, pour venir implanter mes céréales à l’automne dans un couvert d’avoine et phacélie. » Avec des premiers résultats décevants, Rémi Vidal s’est adapté. « Le choix du couvert est important. Maintenant je favorise des espèces à port dressé comme la féverole, le tournesol et la moutarde, qui se couchent bien après le passage du rouleau cage. Pour tester les limites du semoir, j’ai essayé d’emblaver en direct dans du pois pur au stade floraison : à ma surprise, j’ai obtenu de bons résultats. » Il y a deux ans, l’agriculteur a renouvelé son semoir pour le même modèle, mais avec un doseur électrique puisque dans des couverts, la roue d’entraînement n’assurait pas sa pleine fonction.

Un coût d’utilisation dilué par la prestation de semis

« Avec une largeur de travail de 6 mètres, j’emblave 4 à 4,5 hectares par heure, ce qui me permet de valoriser le semoir chez d’autres agriculteurs qui, parfois soucieux des conditions météorologiques, apprécient le débit de chantier », ajoute l’agriculteur. La prestation facturée 60 euros de l’hectare permet de diluer ses charges. « Si j’utilise le semoir seulement pour mes 200 hectares (couvert + cultures), le coût de revient se situe autour des 40 €/ha fioul compris. Les 100 hectares en prestation de semis permettent de le réduire autour des 25 à 30 €/ha. » Pour cette prestation, pas besoin de grosse puissance : « les 150 chevaux de mon Mercedes MB Trac suffisent à emmener le semoir. Dans mon système de préservation du sol, rien ne vaut une traction à roues égales, surtout en condition humide ».

 

Sur le même sujet : Choisir un semoir à dents adapté à vos conditions

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