Aller au contenu principal

Quelle tête de récolte utiliser pour le tournesol ?

Les solutions sont multiples en équipements de récolte pour le tournesol. Certains utilisateurs cherchent la polyvalence en équipant leur coupe à céréales ou leur cueilleur à maïs d’un kit spécial. D’autres investissent dans des coupes ou des cueilleurs spécifiques.

L’investissement dans un équipement pour la récolte du tournesol est souvent guidé par la surface à ramasser. L’approche la plus économique retenue par les agriculteurs cultivant quelques hectares, mais aussi par ceux qui ne veulent pas investir dans une tête de récolte spécifique, consiste à monter un kit spécial sur une coupe à céréales, comme le proposent les sociétés Bourdonneau Distribution, Joseph Lacombe et Poget. Leurs équipements comprennent des diviseurs latéraux, ainsi que des plateaux, appelés aussi dalles ou sabres, qui se fixent devant la rangée de sections. « Le prix d’un équipement Bourdonneau avec attache rapide des plateaux débute à 2 800 euros HT sur les coupes standards et atteint 6 500 euros HT sur un modèle de 12 mètres. Selon la largeur de la coupe, une demi-journée à une journée de travail est nécessaire la première fois pour fixer les différents supports qui restent ensuite à demeure. En saison, le montage demande entre 20 minutes et une heure pour changer de culture », annonce Ludovic Bourdonneau.

Des rabatteurs modifiés ou spécifiques

En complément des sabres amovibles, il est aussi possible d’ajouter des plaques sur les peignes des rabatteurs, afin que les capitules ne restent pas accrochés ou ne se trouvent pas éjectés en dehors du tablier, source de perte. L’utilisation de ces tôles s’accompagne généralement du démontage de rangées de peignes sur le rabatteur, afin de ne travailler qu’avec trois pales.

Les équipementiers proposent également de remplacer le rabatteur standard par un modèle spécial à trois pales coudées, afin de bien accompagner la tête de tournesol pour limiter les pertes. Cette solution représente un réel investissement qui demande un minimum de surface pour le rentabiliser. « Un jeu de plaques pour une coupe de 7,50 mètres coûte, chez nous, aux alentours de 900 euros HT, alors qu’un rabatteur à trois pales approche les 3 500 euros HT », précise Ludovic Bourdonneau.

Adapter un cueilleur à maïs

Le montage d’un kit sur les cueilleurs à maïs est une autre solution économique : compter de 3 200 à 5 000 euros HT pour des modèles de 6 et 8 rangs. Chez certains fabricants tels que New Holland, l’adaptation comprend un réducteur de vitesse de rotation du bec, afin de faire fonctionner plus lentement les chaînes et les rouleaux épanouilleurs pour éviter d’égrainer les capitules. D’autres, à l’instar de Capello, ne modifient pas le régime, mais ils recommandent d’avancer plus vite (entre 7 et 10 km/h). Le kit du constructeur italien comprend notamment le montage sur chaque rang d’un couteau rotatif et d’un contre-couteau pour sectionner les tiges. Le bec à maïs doté d’un kit présente, comme les cueilleurs à chaînes pour le tournesol, la limite de récolter avec un interrang précis (50 à 80 cm), qui limite sa polyvalence.

Les cueilleurs limités par la distance entre rangs

Comme les plateformes à céréales transformées pour le tournesol, les coupes spécifiques pour le tournesol composées de multiples plateaux sont capables de récolter après un semis au monograine, au semoir en ligne ou à la volée. Représentant un investissement plus élevé (23 000 à 25 000 euros HT pour des modèles de 5,70 à 7 m selon la marque), ces têtes de récolte s’accompagnent parfois d’un broyeur monté de série ou optionnel (facturé 9 000 euros HT sur une coupe Tort de 7 mètres). Cet accessoire s’ajuste en hauteur avec une course d’environ 70 cm sur certains modèles, voire 150 cm sur le Drago Gold d’Olimac. Cette plage de hauteur permet de faucher au plus près des capitules et de broyer assez bas, pour casser l’effet agressif des tiges, qui dégradent le dessous et les pneus des moissonneuses-batteuses et des tracteurs. Quelques récentes évolutions techniques permettent aux constructeurs de se différencier. Chez Moresil, par exemple, la coupe GB, disponible de 5 à 12 m de largeur de travail, bénéficie désormais de plateaux réglables en longueur pour s’adapter aux conditions de récolte. Capello propose, sur le modèle Helianthus Pro, décliné de 5,70 à 11,90 m d’envergure, des sabres, dont la largeur s’ajuste manuellement en fonction du diamètre des tiges du tournesol, afin d’éviter les pertes, notamment lorsque les capitules sont petits.

Plébiscités pour récolter le tournesol versé, les cueilleurs à chaînes ressemblent à des becs de récolte pour le maïs grain. Ils sont toutefois de conception différente, car ils n’utilisent pas de rouleaux épanouilleurs. Ces becs à tournesol représentent un investissement élevé (40 000 euros pour un modèle 9 rangs à 60 cm chez Olimac + 10 000 euros HT pour la version avec broyeur). Ils s’adressent donc aux exploitations, aux Cuma et aux ETA récoltant de grandes surfaces.

Les plus lus

Remplissage du réservoir d'un engin agricole de GNR
Comment évolue le prix du GNR avec la guerre au Moyen-Orient ?

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du GNR a pris plus de 60 centimes le litre en moyenne en France,…

Remplissage du réservoir d'AdBlue d'un tracteur
Comment évolue le prix de l’AdBlue ?

Au coût du carburant qui pèse sur le compte d’exploitation des agriculteurs, s’ajoute l’AdBlue nécessaire dans tous les…

<em class="placeholder">Joël Coureau devant une ensileuse New Holland FX 48 transformé en automoteur de fauche. </em>
Joël Coureau - « Près de 20 ans d’expérience en moisson décomposée »

Pionnier de la moisson décomposée dans le Tarn-et-Garonne, Joël Coureau explique les atouts et les limites de cette technique…

<em class="placeholder">Patrice Clérault et son fils Paul Clérault, agriculteurs à Hudimesnil dans la Manche</em>
« Nous fauchons à plat pour obtenir le meilleur taux de matière sèche »

À Hudimesnil dans la Manche, les associés du Gaec du Mesnilge sont très attachés à la qualité des fourrages produits sur leur…

<em class="placeholder">Benoit Delafosse, agriculteur à Torigny-Les-Villes dans la Manche, et tracteur Case IH avec groupe de fauche Pöttinger au travail composé d&#039;une faucheuse frontale Novacat ...</em>
« Avec la faucheuse à groupeur à vis, la faneuse ne sort plus du tout »

Benoit Delafosse, agriculteur à Torigny-les-Villes dans la Manche, ne tarit pas d’éloges envers sa faucheuse latérale portée à…

<em class="placeholder">Combiné de fauche Kuhn GMD 9530 RV/FC 3125 DF attelé à un tracteur Case IH Puma 200</em>
« Une qualité d’herbe au top »

Au Gaec des Croix, à Valprivas en Haute-Loire, le groupe de fauche Kuhn à groupeur à vis a remplacé l’automoteur Krone…

Publicité