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Nouvelles technologies : Fédérer les solutions numériques

Pendant trois ans, le projet du Mas numérique fera cohabiter sur une exploitation méditerranéenne une douzaine de solutions numériques complémentaires et s'attachera à les rendre interopérables.

Né d’une idée lancée en 2015, le Mas Numérique vise à faire cohabiter des solutions numériques commercialisées pour diverses applications de la vigne à la cave. Ce projet se déploie sur un site, le domaine du Chapitre, à Villeneuve-lès-Maguelone, appartenant à Montpellier SupAgro. Située à 10 kilomètres de Montpellier, cette exploitation méditerranéenne s’étale sur 35 hectares de vigne, 50 de grandes cultures, 5 d’oliveraie, emploie 6 ETP et vinifie chaque année 800 hectolitres. « Une exploitation typiquement méditerranéenne, explique Thomas Crestey, animateur du projet. Si aujourd’hui toutes les entreprises testent leurs solutions sur des exploitations de clients privilégiés, elles ont rarement l’occasion de les envisager connectées avec d’autres solutions disponibles sur le marché. L’idée du Mas numérique est de réunir différentes solutions numériques du marché sur différents processus de production, afin d’en percevoir la plus-value globale. » Les douze partenaires y mettront en place leurs solutions, non pas concurrentes mais complémentaires, car agissant à différents stades de la production. « Nous savons ce que ces solutions apportent seules aujourd’hui, poursuit Thomas Crestey. L’objectif est d’identifier ce qu’elles permettent ensemble. Pour les entreprises partenaires, le Mas numérique donnera l’opportunité d’identifier la place de leurs solutions à côté des autres et d’identifier ainsi les éléments à faire évoluer pour une fonctionnalité optimale. »

Encore en phase de lancement, le Mas numérique sera pleinement opérationnel au cours de l’année 2017 et s’étalera sur une durée minimale de trois ans. Il représente un budget de 740 000 euros cofinancé à parts égales par Montpellier SupAgro et quatre membres : ITK, Pera-Pellenc, Smag et Vivelys.

Ce projet n’est pas sans rappeler celui de l’Isobus qui vise à faire communiquer sans incompatibilité le terminal d’un tracteur d’une marque avec un outil d’une autre marque. Il montre ainsi quel pourrait en être le potentiel à terme : établir des formats standard de données numériques pour pouvoir remplacer une solution d’une marque par une autre solution d’une autre marque sans soucis d’incompatibilité.

D’autres exemples similaires

Si d’autres initiatives du même genre ont été mises en place en France, comme les deux Digifermes en céréaliculture et en polyculture-élevage, notamment portées par des instituts techniques, le Mas numérique est le seul initié par une école. Les étudiants de Montpellier SupAgro mais aussi d’organismes de formation agricole de la région, pourront venir visiter et se former sur le dispositif. Une belle occasion de mettre en accord la formation avec les besoins du terrain.

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