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Emploi en machinisme agricole - Opération séduction au Salon de l'Agriculture pour les 7 000 postes à pourvoir

Des milliers d’emplois sont à pourvoir chaque année en machinisme agricole. Les organisations se regroupent sur le Pôle Agri'Recrute au SIA pour faire naître des vocations.

7 000. C’est le nombre d’emplois non pourvus, pour la grande majorité en CDI, en machinisme agricole chaque année, aussi bien les conducteurs d’engins, que les agents de maintenance ou des profils plus diplômés chez les industriels. « Même le monde de l’enseignement peine à trouver des professeurs pour former à ces métiers », déclare Mathilde Mari, secrétaire générale de l’Aprodema.

Pour susciter des vocations auprès des jeunes, mais aussi des moins jeunes (reconversion professionnelle), douze partenaires* de l’emploi et de la formation agricole se sont regroupés au sein du pôle Agri’Recrute, dans le Pavillon 4 « Services et métiers de l’Agriculture », afin de faire connaître les métiers de l’agriculture au plus grand nombre. Cette démarche trouve d’autant plus écho cette année que la thématique de l’édition 2020 du SIA est « L’agriculture vous tend les bras. »

Le pôle Agri’Recrute proposera de nombreuses animations, au milieu de quelques machines agricoles (épareuse Rousseau, deux tracteurs Claas et Fendt et un SSV Kubota) qui auront pour objectif d’attirer les visiteurs.

« Au travers du club des partenaires des trois académies franciliennes (Paris, Créteil et Versailles), nous faisons venir des collégiens, cette édition 2020 ne tombant pas pendant les vacances scolaires, explique Mathilde Mari. Nous voulons toucher les élèves qui n’auraient jamais pensé à nos métiers. » Avec plus de 12 millions d’habitants, soit près d’un Français sur cinq, l’Ile-de-France constitue un bon vivier.

Cette opération n’en est qu’une parmi tant d’autres. L’Aprodema vise plus large. « Le mercredi du salon, nous avons une action auprès du personnel d’orientation, afin de leur faire connaître nos métiers et le gisement en termes d’emploi », poursuit la secrétaire générale de l’Aprodema. « Ce sont les premiers acteurs de l'éducation nationale à qui il faut faire connaître les métiers du monde agricole d'aujourd'hui, poursuit Philippe Poussin, secrétaire général du Cneap, qui regroupe les établissements agricoles privés. Il faut casser cette image archaïque et fausse de l'agriculture d'aujourd'hui. Ce sont des métiers qui à la fois relèvent d'une technicité et sont ancrés dans leur territoire, et ceci dès la formation. Le monde agricole est en perpétuelle mutation, contrairement à ce l'on entend trop souvent, qui suit la demande sociétale, tout en répondant à un enjeu capital : l'alimentation. » L'enseignement agricole n'est pas en reste et se remet perpétuellement en cause, toujours au contact du monde professionnel, afin de former les métiers de demain.

Le SIA inaugurera également le truck de l’aventure du vivant, qui vise à mieux faire connaître l’étendue des métiers et les perspectives d’emploi dans le monde agricole. Ce camion, qui sillonnera les routes de France jusqu’à la mi-mai, abrite un simulateur de conduite d’engins agricoles. « Ce simulateur a déjà été présenté dans de précédentes manifestations comme le Mondial des métiers, rappelle Mathilde Mari. Au-delà du côté ludique, certains jeunes réfléchissent plus sérieusement au métier de la conduite d’engins agricoles. »

* : Anefa, Apecita, Aprefa, Aprodema, CFE-CGC, Cneap, FNEDT, FNSEA, Ocapiat, UNMFR, Unrep et Vivea

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