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« Ma station météo connectée m’a coûté 300 euros »

Agriculteur en Seine-et-Marne, Olivier Garnier a relié sa station météo grand public à un serveur web lui permettant de consulter à distance les informations essentielles pour ses travaux dans les champs.

« Je réalise généralement les traitements phytosanitaires la nuit. Comme certains facteurs météo ne sont pas visibles dans l’obscurité, à l’instar du vent, je cherchais une solution économique me permettant de consulter à distance les conditions météo de mon exploitation. Plutôt que d’investir dans une coûteuse station professionnelle et de payer un abonnement mensuel pour accéder aux données météo, j’ai connecté un équipement grand public à un serveur web », indique Olivier Garnier, céréalier au Plessis-Placy en Seine-et-Marne. Cet agriculteur est particulièrement à l’aise avec les systèmes informatiques, car il a réalisé cinq ans d’études supérieures dans ce domaine, puis il a travaillé comme programmeur. Mais selon lui, la manipulation qu’il a réalisée est à la portée de tous en suivant les tutoriels disponibles sur internet.

Des valeurs cohérentes

« La création de la station météo connectée m’a coûté environ 300 euros tout compris. L’économie réalisée par rapport à un modèle pro vaut bien le coup, pour un novice, de passer une journée à paramétrer le système. De surcroît, il n’y a pas beaucoup plus d’erreur qu’avec les autres stations proposées aux agriculteurs », indique-t-il. Située à proximité de la maison d’habitation, la station météo La Crosse Technology WS-2350, d’une valeur de 134 euros en 2014, est fixée sur un mât en inox, qu’Olivier Garnier s’est procuré auprès d’un antenniste. Le transfert des informations est assuré par un câble RJ11 - comme celui reliant le téléphone fixe à la prise murale - qui raccorde le thermomètre, le pluviomètre, l’hygromètre et l’anémomètre à l’écran situé à l’intérieur de la maison. « Les murs trop épais nuisent au bon fonctionnement du wifi. Ceci risque d’ailleurs de me poser problème le jour où je devrai renouveler l’équipement, car les derniers produits de La Crosse Technology n’intègrent pas de prise pour la liaison filaire », indique l’agriculteur.

Un logiciel gratuit dédié aux données météo

L’écran de la station météo est installé dans le grenier et relié à un mini-ordinateur Raspberry Labists, d’une capacité de 2 gigaoctets, acheté 119 euros en novembre 2019 (les deux précédents ont grillé à cause de microcoupures EDF). Ce dernier fonctionne en permanence et Olivier Garnier y a installé Apache, un logiciel de serveur web gratuit et open source. Pour traiter les données de sa station météo, le céréalier utilise le logiciel gratuit WeeWX générant des graphes et des rapports, ainsi que des pages HTML pour une visualisation sur le web. Il a aussi acheté le nom de domaine meteo.agriplessis.fr qui lui permet de disposer d’un site internet pour consulter les données de la station météo depuis son téléphone, un PC ou une tablette. Ses informations sont accessibles à tout public et partagées gratuitement sur les sites internet findu.com (réseau CWOP), wunderground.com, weatherforyou.com et awekas.at. « Je m’aide aussi des données de stations des alentours durant les chantiers de semis. Cela me permet de voir si la pluie arrive et de décider de recharger ou non le semoir. »

Les données utilisées pour gérer l’assolement

Le logiciel WeeWX enregistre et classe toutes les informations de la station météo. Il permet à Olivier Garnier de bien appréhender les évolutions des conditions climatiques au fil des années et d’adapter son assolement en intégrant de nouvelles cultures, à l’instar du sarrasin. L’agriculteur aimerait intégrer à WeeWX des modules permettant de visualiser les modèles prédictifs agricoles (maladies, insectes…), mais il manque de temps.

 

 
Pour garantir une bonne liaison avec l'écran situé dans la maison, la station météo La Crosse Technology WS 2350 communique via un câble téléphonique RJ11.
Pour garantir une bonne liaison avec l'écran situé dans la maison, la station météo La Crosse Technology WS 2350 communique via un câble téléphonique RJ11. © D. Laisney

 

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