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Sous-traitance
Les entreprises de travaux agricoles (ETA) gagnent du terrain

Une majorité d’agriculteurs fait appel à la sous-traitance et en premier lieu aux ETA selon une enquête menée par Datagri pour la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT). Ces agriculteurs se disent dans l’ensemble satisfaits par les services rendus.

travaux de moisson
© JC Gutner

Les exploitants agricoles recourent de plus en plus à la sous-traitance pour leurs travaux : 67% citent les ETA (entreprises de travaux agricoles), 41% les Cuma et 34% l’entraide, selon une enquête Etat des lieux et perspectives des ETA conduite par Datagri pour la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT). L’étude a été menée par la société de conseil et d’études techniques sur le monde agricole auprès de 900 ETA et exploitants agricoles interrogés par mail et téléphone en novembre 2021 à partir d’un panel de 122 000 agriculteurs.

Parmi les exploitants interrogés dans l’enquête, seuls 15% réalisent l’ensemble de leurs travaux seuls. A l’inverse, 6.2% des agriculteurs ayant recours aux ETA délèguent intégralement la production.

Parmi les principales motivations pour avoir recours aux ETA, les agriculteurs interrogés citent : l’accès au matériel (34%), le coût (27%) et le gain de temps (15%).

Les moins de 40 ans font plus appel aux ETA

Les agriculteurs ayant recours aux ETA sont en moyenne 3 ans plus jeunes que les agriculteurs interrogés n’ayant pas recours aux ETA et les exploitants de moins de 40 ans font davantage appel à cette forme de sous-traitance que les autres classes d’âge.

« 97.4% des agriculteurs sont satisfaits de leurs ETA ce qui est à souligner car c’est un taux de satisfaction exceptionnel », commente Gérard Napias, président de la Fédération nationale des entrepreneurs des territoires (FNEDT) à l’issue de cette enquête. Dans le détail, 59% se disent plutôt satisfaits et 38.4% très satisfaits. « L’étude Datagri montre que les ETA ont gagné leur place dans tous les systèmes agricoles qu’ils soient spécialisés ou diversifiés et quel que soit leur choix de production », se félicite le président de la fédération.

L’enquête de Datagri révèle encore que 14% des agriculteurs n’ayant pas recours aux ETA aujourd’hui pensent déléguer tout ou partie des travaux d’ici trois ans alors que 20% des agriculteurs ayant déjà recours aux ETA pensent augmenter la part des travaux leur étant confiés. A l’inverse 9% des agriculteurs ayant déjà recours aux ETA pensent cesser ou réduire le recours aux ETA.
 

Des ETA partagées sur leur avenir

Si les agriculteurs se montrent de plus en plus enclins à faire appel aux services des ETA, interrogées sur leur avenir, une majorité d’ETA affichent leur confiance mais se disent préoccupées. Ainsi d’après l’étude, 64% des entrepreneurs interrogés se déclarent confiants dans l’avenir de leur métier contre 36% déclarant l’inverse. Parmi les préoccupations exprimées par les ETA : le poids des investissements, la réglementation et la qualification de la main d’œuvre, devant le coût du carburant et des intrants.

Aujourd’hui, les ETA déclarent intervenir en moyenne dans un rayon de 50 km. 17% des ETA n’arrivent pas à répondre à l’ensemble des sollicitations des agriculteurs. Sur leur avenir, les avis sont partagés : d’ici 5 ans, 21% des ETA interrogées pensent accroître leur activité alors que 22% vont réduire ou cesser leur activité.

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