Aller au contenu principal

L’activité des concessionnaires résiste malgré la hausse des prix et l’allongement des délais

D’après le Sedima, le chiffre d’affaires des distributeurs de matériels agricoles affiche une hausse moyenne de 8 à 9 % en 2022. L’absence d’amélioration pour les délais d’approvisionnement et la poursuite de la hausse des prix inquiètent toutefois pour 2023.

Les stocks de matériels neufs et d'occasion sont toujours au plus bas dans les concessions agricoles
© G. Coisel

A l’issue d’une enquête réalisée auprès de ses adhérents en septembre-octobre, le Sedima (Syndicat national des entreprises de service et distribution du machinisme agricole et espaces verts) annonce que l’activité des concessionnaires agricoles a continué de progresser en 2022, avec une hausse moyenne de chiffre d’affaires de 8 à 9 %. Cette croissance est liée à un bon niveau de demande, mais aussi à la hausse des prix des matériels. Le syndicat observe cependant que « près de 90 % des distributeurs sont toujours confrontés à des allongements de leurs délais d’approvisionnement qui allaient à mi-octobre de 25 à 40 semaines selon les matériels. » Les stocks de matériels neufs et d’occasion sont ainsi toujours au plus bas. Autre facteur de croissance, l’activité pièces et atelier se porte très bien, malgré les difficulté d’approvisionnement en pièces.

En termes de perspectives, les concessionnaires sont préoccupés par l’évolution de la demande en 2023, craignant un ralentissement, voire un retournement du marché. Ils observent de grandes disparités dans le moral des agriculteurs. Si l’ambiance est plutôt positive dans les régions de grandes cultures et en vitiviniculture, elle semble moins favorable en polyculture élevage. Les hausses consécutives des prix d’achat des machines auprès des constructeurs (+ 10 à + 20 % sur les neuf premiers mois de 2022) qui se répercutent sur les prix de vente, risquent d’aboutir à des reports ou à des annulations de commandes par les agriculteurs. Les distributeurs voient également apparaitre dans certaines régions des difficultés pour leurs clients à accéder à des financements.

Enfin, le résultat des entreprises sera impacté par l’augmentation des coûts de l’énergie et des salaires.  

Les plus lus

Remplissage du réservoir d'un engin agricole de GNR
Comment évolue le prix du GNR avec la guerre au Moyen-Orient ?

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du GNR a pris plus de 60 centimes le litre en moyenne en France,…

Remplissage du réservoir d'AdBlue d'un tracteur
Comment évolue le prix de l’AdBlue ?

Au coût du carburant qui pèse sur le compte d’exploitation des agriculteurs, s’ajoute l’AdBlue nécessaire dans tous les…

<em class="placeholder">Joël Coureau devant une ensileuse New Holland FX 48 transformé en automoteur de fauche. </em>
Joël Coureau - « Près de 20 ans d’expérience en moisson décomposée »

Pionnier de la moisson décomposée dans le Tarn-et-Garonne, Joël Coureau explique les atouts et les limites de cette technique…

<em class="placeholder">Patrice Clérault et son fils Paul Clérault, agriculteurs à Hudimesnil dans la Manche</em>
« Nous fauchons à plat pour obtenir le meilleur taux de matière sèche »

À Hudimesnil dans la Manche, les associés du Gaec du Mesnilge sont très attachés à la qualité des fourrages produits sur leur…

<em class="placeholder">usine Mazzotti à Ravenne (Iialie)</em>
John Deere ferme l'usine Mazzotti et met fin à la marque italienne

Moins de neuf ans après son acquisition, le constructeur américain John Deere annonce la fermeture de l'usine Mazzotti.

Faucheuse Kuhn GMD 15030, remorque à ensilage Fliegl Cugo, faucheuse Krone et épandeur de fumier Unia
Salon de l’herbe et des fourrages 2026 - Top 10 des nouveautés

Le Salon de l’herbe et des fourrages, qui se déroule cette année les mercredi 20 et jeudi 21 mai à Poussay dans les…

Publicité