Joskin a débuté son activité de constructeur en 1987 avec la fabrication de tonnes à lisier. Il dispose désormais d'une gamme pléthorique répondant aux attentes des nombreux marchés où le constructeur Belge est présent. Crédits : © M. Portier
Joskin investit dans l'automatisation avec trois nouveaux robots de manutention en plus des 15 robots de soudure. Crédits : © M. Portier
Joskin a abandonné son projet d'automoteur de transport basé sur un camion routier, les contraintes liées à la législation routière ne permettant pas d'être suffisamment compétitif face à un convoi agricole. Crédits : © M. Portier
Les épandeurs à caisse large sont assemblés à l'usine de Soumagne, alors que les modèles à caisse étroite le sont à l'usine de Bourges, aux côtés des remorques et plateaux à fourrages. Crédits : © M. Portier
L'ensemble des tonnes à lisier sont galvanisées dans l'usine polonaise. En option, certaines sont peintes à la demande du client. Crédits : © M. Portier
La famille Joskin au complet Crédits : © M. Portier
La construction des tonnes à lisier constitue l'activité principale de l'usine de Soumage Crédits : © M. Portier
Joskin maitrise la conception des gestions électroniques. Il garantit notamment la compatibilité Isobus sur la plupart de ces machines. Crédits : © M. Portier
Joskin fabrique ses propres vérins hydrauliques. Crédits : © M. Portier
les remorques à tapis Drakkar sont également construite dans l'usine de Soumagne Crédits : © M. Portier

Le constructeur Belge de tonnes à lisier, remorques, épandeurs et outils d’entretien des prairies fête ses 50 ans d’activité. Mais ce n’est qu’à partir de 1984, que Victor Joskin, créateur de l’entreprise, se lance dans la fabrication de machines agricoles, à commencer par les tonnes à lisier, encore aujourd’hui le cœur de son activité. En 1968, ce fils d’agriculteur lance son entreprise de travaux agricoles dont l’activité durera une dizaine d’années. En 1972, il devient concessionnaire Fendt et deux ans plus tard, se lance dans importation de machines agricoles. Ces deux activités perdurent aujourd’hui avec la branche Distritech de l’entreprise.

La forte dévaluation du franc belge en 1982 pousse Victor Joskin à se lancer dans la fabrication de machines à Soumagne en Belgique. En 1987, le site d’un hectare construit des tonnes à lisier, des aérateurs de prairie et des tondeuses e refus. Vingt ans plus tard, l’usine de Soumagne totalise 6,6 hectares de bâtiments et emploie près de 400 personnes. Le développement de Joskin ne s’est pas fait qu’en Belgique. Outre le développement de l’activité export qui couvre aujourd’hui plus de 50 pays, la construction a pris une envergure européenne avec l’installation d’une usine en Pologne en 1999, suivie d’une implantation en France à Bourges deux ans plus tard. Le site polonais s’est largement développé et s’étend désormais sur plus de 7 ha de bâtiments.

Cinq usines en Europe

Outre la fabrication, ses 300 employés assurent la galvanisation des machines. Spécialisé dans l’assemblage des remorques, plateaux fourragers et certains épandeurs, le site de Bourges est plus modeste avec ses 40 salariés. En 2007, Joskin créé un second site belge, située à une quinzaine de kilomètre de Soumagne, spécialisé dans la soudure. Enfin, en 2013, le rachat de Leboulch apporte un second site en France qui compte actuellement 45 salariés. En comprenant les projets d’extension de l’usine polonaise et de celle de Leboulch, Joskin affiche plus de 18 ha de bâtiments répartis sur 5 sites où sont employées près de 800 personnes.

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Le constructeur Belge a atteint un chiffre d’affaires de 98,5 millions d’euros en 2018 (l’activité Distritech en représente 10 %) et espère largement progresser dans les prochaines années en misant sur le volume de production. Après avoir développé au maximum une construction à la carte ces dernières années, le positionnant sur le secteur haut de gamme, Joskin souhaite désormais retrouver de la compétitivité sur les matériels plus simples en faisant de la production en série. Une manière de réduire les coûts de production, de donner plus de visibilité aux usines et de proposer des matériels aux standards Joskin à prix attractif.

Production en série et vente en ligne

Cette logique de la production de série va de pair avec le développement de la vente en ligne que Joskin prévoit de développer en collaboration avec son réseau de concessionnaires. Il n’est pas question de faire de la vente directe, comme l’ont insisté Victor Joskin et son fils Didier. Le mouvement vers le numérique s’accompagne de l’arrivée de nouveaux outils comme l’application mobile destinée dans un premier temps au réseau, puis aux clients par la suite. Celle-ci regroupe l’ensemble des supports de vente et donne accès à un configurateur en ligne. En parallèle, la nouvelle plateforme web « My Joskin » offre aux concessionnaires plus d’autonomie et de réactivité pour leur suivi commercial et d’après-vente de leur parc de matériels Joskin.

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