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« J’ai privilégié l’ergonomie sur mon pulvé »

Agriculteur dans le Nord, Bernard Gruyelle a renouvelé récemment son pulvérisateur, en investissant dans le confort à l’utilisation.

Agriculteur à Houplin-Ancoisne dans le Nord, Bernard Gruyelle exploite 150 hectares de blé, escourgeon, colza, betteraves, pommes de terre et haricot. Il a renouvelé en début d’année son pulvérisateur traîné par un Séguip XS 460 de 4 600 litres doté d’une rampe en acier de 33 mètres.

Pour cette acquisition, Bernard Gruyelle a fait le choix de privilégier l’ergonomie. « C’est un outil que l’on utilise presque tous les jours. Autant se faciliter la tâche ! J’ai attendu un peu pour bénéficier de la nouvelle génération de pulvérisateurs et de ses atouts. »

Cela commence par la mise en œuvre. Derrière le capot monobloc qui sert d’abri une fois ouvert, Bernard Gruyelle retrouve tous les équipements qui lui sont nécessaires au remplissage et à la mise en agitation du mélange. Le capot de l’incorporateur sert de tablette où l’agriculteur peut y poser bidon et verre mesureur. Le bac d’incorporation bénéficie d’un rince-bidon efficace qui nettoie le contenant en quelques secondes. Un pistolet permet de finir le nettoyage du bac et des alentours. Pour la mise en œuvre, tout est piloté depuis le boîtier Aut. oSelect, situé au-dessus de l’incorporateur. Tactile, il propose trois onglets permettant de sélectionner l’une des 10 fonctionnalités. Il n’a pas fallu cinq minutes à Bernard Gruyelle, pourtant peu féru d’informatique, pour prendre en main le petit terminal. « Il y a de la technologie, mais cela reste simple à l’usage et intuitif », apprécie le céréalier.

Le gyroscope pilote l’essieu directeur

Avec 40 îlots, dont certains situés à 20 kilomètres du siège de l’exploitation, Bernard Gruyelle passe du temps en transport. Sur route, l’appareil bien que plus court et plus volumineux (600 litres de plus) que son prédécesseur n’en est pas moins stable et confortable, à plein comme à vide, aidé par une suspension à quatre plots en élastomère (deux sur le pulvé précédent).

Une fois au champ, piloté par un gyroscope, l’essieu directeur peut être aligné via un bouton sur le boîtier de cabine. À défaut, le réalignement s’effectue automatiquement dès que le pulvé dépasse 20 km/h.

Le pilotage par gyroscope de l’essieu directeur facilite également les opérations d’attelage et de dételage de l’appareil, débarrassé de liaison mécanique. « La seule information à donner, c’est la distance entre l’essieu arrière du tracteur et le piton », explique Bernard Gruyelle.

Le céréalier apprécie également l’angle de braquage de l’essieu, porté à 25 degrés maxi, contre 19 degrés auparavant. « Les roues du pulvé suivent parfaitement dans les roues du tracteur. De plus, cela permet de tourner plus court pour rentrer dans les rangs de pommes de terre. Avant, il y avait quatre à cinq rangs mordus par le pulvé. »

Coupure de tronçons par GPS

À la pulvérisation, Bernard Gruyelle évolue à des vitesses allant de 10 à 13 km/h. La suspension pendulo-biellette de troisième génération de la rampe est couplée à la géométrie variable pour travailler dans les dévers. La rampe a connu certaines améliorations : « auparavant, il fallait régulièrement regonfler les amortisseurs de façon pointilleuse, se souvient-il. Aujourd’hui, ce n’est plus nécessaire et la rampe est plus stable. » L’agriculteur a également investi dans la coupure de tronçons par GPS, jugée indispensable par le céréalier.

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