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Moderniser son semoir ou le changer : quelle option choisir ?

Des solutions adaptables s’offrent aux agriculteurs qui souhaitent faire évoluer un semoir existant en l’équipant d’un système électronique plus performant. Une manière économique d’accéder à un pilotage plus précis et à la modulation.

<em class="placeholder">Calculateur Isobus sur semoir Väderstad Rapid RDA 400S modernisé</em>
Sur ce semoir Väderstad Rapid RDA 400S modernisé, le boîtier de dérivation relié au calculateur Isobus centralise la connexion avec les différents capteurs et actionneurs de l'appareil.
© Vantage AM

Pourquoi changer un semoir en parfait état de marche uniquement en raison d’un équipement électronique dépassé ? Cette question se pose pour nombre d’agriculteurs contraints financièrement, mais qui souhaitent faire évoluer leurs pratiques en valorisant le terminal Isobus de leur tracteur. Qu’ils se rassurent, des solutions de seconde monte sont envisageables pour moderniser leur outil. Cette alternative à l’achat d’un matériel neuf tend à se développer, comme le confirme Gérald Poitrenaud, chez Vantage AM. « Nous avons de plus en plus de demandes pour nos kits de régulation Isobus Müller Elektronik. Elles se répartissent principalement en deux catégories. La première concerne des possesseurs de semoir à distribution mécanique, qui souhaitent passer à un entraînement électrique et accéder à l’Isobus. La seconde regroupe des agriculteurs équipés d’un semoir plus récent, déjà doté en électrique, qui veulent évoluer vers l’Isobus. Un autre profil moins courant, mais qui tend à se développer, est celui des autoconstructeurs qui conçoivent leur semoir à partir de composants existants. »

Des solutions personnalisables

 

 
<em class="placeholder">Trémie frontale équipée de deux doseurs animés par des moteurs électriques ajoutés ultérieurement</em>
Les deux doseurs de cette trémie frontale ont été équipés de moteurs électriques. © Vantage AM

Les équipements adaptables sont proposés sous forme de kit personnalisable offrant de nombreuses possibilités : un ou plusieurs moteurs électriques, capteurs de trémie, de soufflerie, de flux sur les descentes, pilotage électrohydraulique de trappes pour le jalonnage, des traceurs, des embrayages pour la coupure de demi-semoir, de l’éclairage… Le tarif est ainsi très variable, selon la dotation choisie : de 3 000 euros pour un kit basique à plusieurs dizaines de milliers d’euros pour un semoir de grande largeur équipé de plusieurs doseurs et de toutes les fonctionnalités. « Nous pouvons nous adapter à tout type de semoir, mais nous commercialisons de plus en plus de kits par marque ou modèle, de façon à offrir des prix plus compétitifs. » Les solutions destinées aux nombreux semoirs dotés d’une distribution Accord sont les plus répandues chez les équipementiers. L’entreprise Kiwi Agronomy en a même fait sa spécialité en parallèle de tous les semoirs Horsch. Comme la société Oria, distributeur des composants Dickey John, elle laisse le soin à l’agriculteur d’en assurer le montage, de façon à limiter les coûts. « Nous l’assistons toutefois en réalisant une étude technique préalable et en lui proposant un accompagnement en visio, si nécessaire », précise Julien Senez de Kiwi Agronomy. Dans les situations imposant un important travail d’adaptation, Vantage AM préfère envoyer un technicien pour le montage. « Dès qu’il y a de l’hydraulique, on intervient », avertit Gérald Poitrenaud. À noter que la modernisation des semoirs est aussi proposée par certains concessionnaires.

Se rassurer sur la sécurité

 

 
<em class="placeholder">Console Isobus adaptable pour piloter le semoir.</em>
Lorsque le tracteur n'est pas équipé en Isobus, il est possible de recourir à une console compatible Isobus pour piloter le semoir. © Vantage AM

Du côté des constructeurs, la modification de leurs matériels n’est pas toujours vue d’un bon œil. Ceux-ci prétextent notamment l’absence de garantie concernant la sécurité de l’utilisateur. « Comme la gestion électronique réutilise les capteurs installés sur le semoir, la sécurité est maintenue. Et dans le cas d’un ancien appareil tout mécanique, il est possible d’ajouter les capteurs nécessaires », rassure Gérald Poitrenaud. Les agriculteurs employant un salarié ont aussi la possibilité de se couvrir en réalisant un audit de sécurité. Un moyen d’identifier les situations à risque et de lister les garde-fous à mettre en œuvre.

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