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Enquête Sedima ISC - Le partenariat concessionnaires-constructeurs de tracteurs se renforce

L'enquête printanière ISC 2025 révèle une plus grande satisfaction des concessionnaires agricoles envers leurs concédants que l'année dernière.

Tractoristes leaders de l'enquête ISC 2025 par le Sédima
John Deere reste la marque la mieux notée par ses concessionnaires, devant New Holland et Deutz-Fahr.
© L. Vimond

Baromètre des bonnes relations entre les concessionnaires et leurs concédants (constructeurs de tracteurs), l'enquête ISC 2025 (Indice de satisfaction des concessionnaires), la vingtième réalisée par le Sedima, le syndicat des distributeurs de machines agricoles, fait état d'une amélioration des relations entre les deux familles d'acteurs du machinisme agricole.

L'enquête ISC 2025 est marquée par une amélioration de la moyenne globale et par un nivellement par le haut des moyennes par marque.

L'enquête ISC 2025 est marquée par une amélioration de la moyenne globale et par un nivellement par le haut des moyennes par marque.

Rares sont ceux à voir leur moyenne chuter, Claas, Kubota et New Holland enregistrant une baisse anecdotique de 0,1 point. Massey Ferguson et Valtra peuvent s'enorgueillir d'une belle progression, respectivement de 1,2 et 0,7 point, devant Deutz Fahr (+0,5 point) qui grimpe sur la troisième place du podium, derrière John Deere et New Holland. Nouveau président du Sedima, Stéphane Leblond insiste sur les écarts de notes d'une marque à l'autre : "Nous sommes sur des valeurs très proches". 

Lire aussi : Le Sedima récompense les constructeurs à l’écoute de leurs concessionnaires

Une conjoncture qui reste préoccupante

Les concessionnaires sondés font majoritairement état d'une baisse (-7 à -9 %) des commandes de matériels neufs au cours du premier semestre 2025. Ce recul est plus marqué sur les automoteurs (70 % des concessions déclarent une baisse sur cette famille de produit) et les tracteurs (65 % en neuf, 55 % en occasion) que sur les matériels d'accompagnement (47 %). Ce sont notamment les zones céréalières et encore plus les régions viticoles qui sont touchées par cette baisse. La polyculture élevage se montre plutôt stable, tandis que les espaces verts se portent bien. 

Mécaniquement, du fait de la baisse durable des ventes de matériels neufs, le chiffre d'affaires pièces et atelier/SAV augmente. 

Estimation des stocks de matériels neufs et occasion chez les concessionnaires
Le stock de matériels est encore trop lourd pour bon nombre de concessionnaires. 

Pour ce qui est des stocks, si le poids des matériels neufs semble moins accabler qu’il y a un an, il reste supérieur à la normale pour un tiers des concessionnaires qui ont répondu. Cette amélioration des stocks n’est en revanche pas observée pour les matériels d’occasion, dont le volume reste trop élevé pour 57 % des concessionnaires. 

Au centre des préoccupations des concessionnaires, l’évolution des marchés clients, la gestion des stocks et l'évolution des prises de commande. Si la trésorerie n'occupe que la quatrième place, avec 15 % des réponses (contre 28 % il y a un an), elle continue d'inquiéter les concessionnaires, qui jugent pour 63 % leur situation difficile sur cet aspect. 

Un petit vent d'optimisme

Enquête ISC moral des agriculteurs
Selon le type de production, le moral des agriculteurs est variable.

Pour la seconde moitié de l'année , les concessionnaires envisagent une orientation plutôt positive, 37 % d'entre eux s'attendant à une hausse du chiffre d'affaires, 14 % à une baisse et 49 % à une stabilité. Cette disparité est à corréler notamment aux différents secteurs de l'agriculture. La polyculture élevage et les équipements d'élevage affichent le meilleur moral, suivi de l'arboriculture. Lors du sondage réalisé avant la moisson, le moral des céréaliers était encore morose, mais les premiers échos globalement positifs de la récolte, s'ils se confirment, devraient faire basculer au vert le moral de producteurs de grandes cultures. La vitiviniculture constitue en revanche un secteur très préoccupant pour le Sedima, avec une crise qui perdure et devient structurelle.   

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