Aller au contenu principal

Irrigation - Des rendements supérieurs pour les pompes de surface

La performance énergétique d’une pompe d'installation d'irrigation est fonction de son rendement hydraulique et électrique, avec pour ce dernier un avantage aux pompes de surface en comparaison aux modèles immergés.

Qu’elles soient immergées pour le pompage dans une nappe à l’aide d’un forage ou de surface pour un prélèvement dans une rivière ou une retenue, les pompes pour l'irrigation ont bénéficié d’une amélioration continue de leur rendement. Cela passe par un travail sur le design des turbines et des diffuseurs (en fonte ou en Inox de microfusion) et par le développement de moteurs électriques haut rendement.

Le rendement hydraulique des pompes dépasse désormais les 75 %. « Chez Rovatti, le rendement moyen est de 77 % », indique Christophe Tourneur, directeur de la filiale française du spécialiste italien.

En revanche, il subsiste plus de disparité en matière de rendement électrique, selon le type de pompe. Pour les pompes de surface, les moteurs de dernière génération atteignent les 95 %.

 

 
Les pompes de surface utilisent des moteurs électriques offrant des rendements de 95 %.
Les pompes de surface utilisent des moteurs électriques offrant des rendements de 95 %. © Rovatti

Des pompes immergées éligibles aux aides

Dans le cas des forages, les moteurs immergés sont soumis à davantage de contraintes de conception : une étanchéité parfaite et un dimensionnement spécifique pour s’insérer dans le forage. « Leur rendement se situe aux alentours de 88-89 %, estime Christophe Tourneur. Ainsi, un moteur de 75 kW immergé affiche un ampérage de 147 A, quand son équivalent modèle de surface se contente de 127 A. » Pour atteindre des rendements équivalents avec un moteur électrique immergé, il est nécessaire d’opter pour un modèle asynchrone à aimant permanent. « C’est une solution plus onéreuse très peu employée jusqu’à présent en irrigation. Mais ces équipements sont éligibles aux aides du plan FranceAgriMer pour les matériels innovants. Avec une subvention de 30 %, le surcoût est absorbé », précise Christophe Tourneur.

Les plus lus

Remplissage du réservoir d'un engin agricole de GNR
Comment évolue le prix du GNR avec la guerre au Moyen-Orient ?

Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du GNR a pris plus de 60 centimes le litre en moyenne en France,…

Remplissage du réservoir d'AdBlue d'un tracteur
Comment évolue le prix de l’AdBlue ?

Au coût du carburant qui pèse sur le compte d’exploitation des agriculteurs, s’ajoute l’AdBlue nécessaire dans tous les…

<em class="placeholder">Joël Coureau devant une ensileuse New Holland FX 48 transformé en automoteur de fauche. </em>
Joël Coureau - « Près de 20 ans d’expérience en moisson décomposée »

Pionnier de la moisson décomposée dans le Tarn-et-Garonne, Joël Coureau explique les atouts et les limites de cette technique…

<em class="placeholder">Matthieu Boullard, éleveur dans la Sarthe, devant son broyeur sous clôture ZK3 de Kneilmann et son tracteur John Deere 5100 M</em>
«Les trois têtes de coupe nettoient parfaitement autour des piquets» 

Dans la Sarthe, les associés du Gaec du Can entretiennent sous leurs clôtures avec un broyeur à trois têtes de tonte. Cet…

<em class="placeholder">usine Mazzotti à Ravenne (Iialie)</em>
John Deere ferme l'usine Mazzotti et met fin à la marque italienne

Moins de neuf ans après son acquisition, le constructeur américain John Deere annonce la fermeture de l'usine Mazzotti.

<em class="placeholder">Patrice Clérault et son fils Paul Clérault, agriculteurs à Hudimesnil dans la Manche</em>
« Nous fauchons à plat pour obtenir le meilleur taux de matière sèche »

À Hudimesnil dans la Manche, les associés du Gaec du Mesnilge sont très attachés à la qualité des fourrages produits sur leur…

Publicité