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Concessionnaires agricoles – Quelles perspectives sur l’évolution du marché du matériel agricole en 2026 ?

L'enquête conjoncturelle menée cet automne par le Sedima, le syndicat des concessionnaires, fait le constat d’un manque de visibilité et d’une inquiétude sur l’impact du niveau des prix sur leur activité. La situation reste toutefois plus favorable pour l’élevage et le matériel d'occasion.  

Sylvie Domenech, Stéphane Leblond et Étienne Webre, respectivement secrétaire général adjointe, président et délégué général du Sedima.
Sylvie Domenech, Stéphane Leblond et Étienne Webre, respectivement secrétaire général adjointe, président et délégué général du Sedima, présentaient ce 11 décembre à Paris les résultats de l'enquête conjoncturelle réalisée cet automne auprès de leurs adhérents.
© U. Dubroeucq

Réalisée entre le 19 septembre et le 10 octobre derniers par le Sedima, le syndicat des distributeurs de machines agricoles, l'enquête de conjoncture économique vient de livrer ses résultats. Les commandes de matériels neufs subissent une baisse, tandis que celles des machines d'occasion sont en hausse, en particulier pour l’élevage, comparativement à la même période de l'année dernière.

Le secteur des exploitations de grandes cultures de plus en plus impacté

Les ventes de tracteurs agricoles standards neufs sur les 9 premiers mois de l’année 2025 vis-à-vis de 2024 ont diminué de -4 à -5 %. La baisse pour les tracteurs neufs est plus importante dans le secteur de la grande culture (-13 à -14 %), contre seulement -2 à -3 % pour les tracteurs d’élevage.

L’évolution des ventes de tracteurs standards d’occasion s’en tire beaucoup mieux que le marché du neuf, avec une hausse moyenne de 2 à 3 %. Le secteur de la grande culture observe toutefois une régression de -6 à -7 %, contrebalancée par celui de l'élevage : 0 à +1 %.

Des prises de commandes en hausse pour les équipements d’élevage 

Les prises de commandes pour les équipements d’élevage connaissent une hausse de 5 à 7 % sur les 9 mois de 2025 comparativement à 2024. Cette évolution se traduit par une forte demande des exploitations à s’équiper de robots de traite, laissant alors une tendance à la baisse pour les matériels de traite conventionnelle

Le secteur viticole toujours morose

Les ventes des tracteurs vignes et vergers neufs sur les 9 premiers mois de l’année 2025 par rapport à 2024 subissent la plus forte baisse, allant de -21 à -22 %. Le marché de l’occasion quant à lui stagne avec 0 à +1 % d’évolution.

immatriculations de tracteurs vignes et vergers dans les principales régions sur 10 moi en 2025

Les chiffres d’affaires pièces magasin et atelier/SAV en progression 

L’atelier et le magasin prennent une orientation plutôt positive du chiffre d’affaires des concessionnaires. 48 % des adhérents du Sedima ayant répondu à l’enquête annoncent une hausse du chiffre d’affaires du magasin pièces allant de 3 à 4 %. Pour ce qui est du chiffre d’affaires en atelier ou pour le SAV, 68 % des répondants indiquent enregistrer une hausse de 5 à 6 %.

Les concessionnaires en manque de visibilité

La principale préoccupation des concessionnaires porte sur l’incertitude de l’évolution des prises de commandes, que ce soit sur le marché du neuf comme de l’occasion. Pour un grand nombre d’entreprises, le niveau de stock de matériels neufs et d’occasion est à un niveau supérieur à la normale. Cela peut s’expliquer par la présence de matériel puissant s’installant dans le parc d’occasion, mais aussi par une légère augmentation du taux de refus des banques pour les demandes de financement des machines.

Les principales préoccupations des concessionnaires en 2025
Source : Sedima

Des recrutements qui se poursuivent 

Si le recrutement des salariés confirmés représente une difficulté, celui des moins expérimentés pourrait connaître une hausse selon 47 % des entreprises ou pour 49 % stagner. Le recrutement des effectifs en formation par alternance annonce une évolution plutôt stable pour 73 % des concessions et en hausse pour 22 %. En effet, plus de 80 % des entreprises choisissent de mettre en place des mesures de fidélisation et d’attractivité pour leurs salariés, comme des primes de partage de la valeur ajoutée, des primes d’intéressement, des aménagements du temps de travail, etc.

Répartition moyenne du chiffre d'affaires des entreprises par activité au niveau européen.
Répartition moyenne du chiffre d'affaires des entreprises par activité au niveau européen. Source : CLIMMAR

Un contexte européen tout aussi morose

L'évolution du marché en France est globalement semblable à celle constatée en France. 

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