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Machinisme : Actualité sur le matériel agricole : tracteur, moissonneuse-batteuse, ensileuse, travail du sol, charrue, semoir

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Cages de contention : Des équipements pour le confort et sécurité

Les cages de contention multiplient les accessoires permettant de travailler avec confort et sécurité, aussi bien pour l’opérateur que pour l’animal.

Quel que soit le traitement à effectuer, la manipulation des animaux est toujours un moment délicat, source de stress et d’inconfort pour l’animal, mais aussi potentiellement dangereux, physique et stressant pour l’opérateur. Les constructeurs de cages de contention proposent cependant de multiples équipements facilitant le quotidien de ces opérations. La première difficulté consiste à attraper l’animal. Alors que la porte guillotine représente un risque d’étranglement pour l’animal en cas de chute et tend à dissuader l’animal d’avancer dans la cage, les portes automatiques ou les portes manuelles à serrage central sont plus sécuritaires. Équiper la cage d’un panier de retenue devant les portes laisse plus de temps à l’opérateur pour refermer les portes autour de l’encolure. Pour les jeunes bêtes, les parois mobiles permettent de régler la largeur de la cage et de l’adapter au gabarit de l’animal. "C’est un équipement de plus en plus demandé, avoue Fanny Maréchalle de Maréchalle pesage. Les animaux sont moins tentés de se retourner." Avoir des parois pleines sur les côtés constituent également une dissuasion pour l’animal qui ne voit comme sortie potentielle que l’avant de la cage. Ces parois pleines peuvent être montées sur charnières pour dégager l'accès, une fois l’animal maintenu.

Une fois la bête piégée dans la cage, d’autres équipements assurent l’immobilisation des différentes parties de l’animal. Plus qu’une potence pour accrocher le licol, le lève-tête constitue l’une des options les plus sollicitées par les éleveurs. En forme de U ou de V, il maintient haut et immobilise latéralement la tête de l’animal, pour les opérations d’entonnage de produits, d’écornage ou les piqûres et intraveineuses à réaliser dans l’encolure.

Pour une intervention à l’arrière de l’animal, il est important d’avoir des équipements de protection de l’opérateur, notamment contre les coups de pied intempestif. Une bonne chaîne au niveau du jarret est un minimum. Une barre arrière ou deux portillons sont plus sécuritaires. Ces portillons peuvent être ajourés pour dégager l’accès lors des inséminations.

Sécuriser l’animal pour le parage

Les cages de contention peuvent être utilisées pour les soins des pattes. " Une boîterie coûte 350 euros, affirme Michel Monneuse de Beiser Environnement. Elle nécessite des frais en termes de soin et pénalise la production (lait ou viande), ainsi que la fécondité et la longévité de l’animal. C’est pourquoi de plus en plus d’éleveurs s’équipent d’une cage avec des équipements de parage pour agir de manière préventive, plutôt qu’en curatif, en taillant les onglons pour qu’ils aient une longueur optimale de 7,5 cm. "

Mais avant de soulever les pattes, il convient d’assurer autant que possible l’équilibre de l’animal. Le tapis en caoutchouc évite les risques de glissade et réduit fortement les bruits qui peuvent effrayer les animaux qui suivent. Tendues à l’aide d’un treuil (manuel ou électrique), les sangles ventrales (ou sous-ventrières) soutiennent l’avant et/ou l’arrière de l’animal pour éviter que celui-ci ne chute lors du parage d’une patte. Pour soulever les pattes, les constructeurs proposent des sangles reliées à des treuils. Ces derniers peuvent être manuels, avec un système de crémaillère, électriques simples ou électriques avec un variateur. "Avec un variateur, l’opérateur peut lever ou abaisser plus rapidement la patte", explique Chantal Paillette de Satène. Plus chers, les treuils électriques sont cependant fortement plébiscités par les éleveurs pour soulever les pattes arrière qui demandent plus d’effort. "Le prix d’une cage tout électrique est nettement plus élevé (7 000 euros) que celui d’un modèle à treuils manuels (1 900 euros), mais le soin des pattes coûte en moyenne 25 euros par mois et par animal, estime Michel Monneuse. À ce tarif, le surcoût du confort de l’électrique est très vite absorbé." Outre les lève-patte, les repose-patte facilitent le travail du pareur et rassure la bête qui y trouve un appui. Certains repose-patte sont orientables pour déplacer le sabot un peu plus vers l’extérieur et travailler avec plus d’aisance. Pour réduire les coûts, plusieurs constructeurs proposent un treuil électrique monté sur tourelle et/ou sur potence pour lever n’importe quelle patte.

Accès latéral personnalisé en fonction de l’usage

Selon l’usage principal, la conception des flancs sera différente. Pour un parage, l’absence de parois pleines ou la présence de deux petits portillons facilite l’accès aux pattes de l’animal. Pour tondre et déparasiter les bêtes, un accès aisé sur le dessus de l’animal est à privilégier. Pour des opérations de type déplacement de caillette ou césarienne, un large panneau supérieur est préférable, pouvant parfois servir de table d’opération. Les constructeurs proposent bien souvent une caisse amovible pour avoir à portée de main tous les outils et produits nécessaires à l’opération. Quoi qu’il en soit, selon le type de paroi choisi - certains constructeurs proposent des parois interchangeables - la course de la barre anti-recul sera plus ou moins réduite.

Enfin, parmi les équipements souvent plébiscités, citons également la potence avec le spot lumineux pour travailler dans les conditions d’éclairage optimales. Cette potence dispose parfois d’un crochet pour y accrocher un outil comme une meuleuse. Pour brancher cette dernière, certaines cages de contention sont dotées d’une ou plusieurs prises électriques.

Prochainement, d’autres équipements devraient arriver sur le marché français des cages de contention, comme des cages se soulevant pour pouvoir assurer les opérations de parage à hauteur d’homme, sans se courber.

Bien s’équiper en amont

Pour que le travail en cage s’effectue en toute sérénité, il convient de bien s’équiper en amont pour limiter le stress sur l’animal. Les couloirs à parois pleines dissuadent les bêtes de toute tentative d’échappatoire et leur évitent de visualiser ce qui les attend. Si les grandes lignes droites sont pratiques pour les traitements antiparasitaires et la tonte, elles sont à proscrire pour faire avancer les animaux : un virage avant la cage est en effet préférable. Si la configuration du bâtiment ne le permet pas, prévoir des systèmes anti-recul. La présence d’animaux en sortie de cage est aussi un moyen de faire avancer et de rassurer un animal.

De plus, les bovins étant de nature grégaires, les maintenir en groupe serré avant l’entrée dans le couloir ou la cage tend à les rassurer. Un parc d’attente avec un chien mécanique (moins stressant qu’un chien électrique) est à privilégier. Préférez les parcs rectangulaires aux camemberts, les derniers animaux à passer venant souvent se placer dans la pointe, donc dos au couloir.

Enfin, ne pas oublier les passages d’homme aux endroits stratégiques pour pouvoir intervenir et ressortir rapidement et en toute sécurité.

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