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Agritechnica 2023 - Précision, décarbonation et robotisation à l’honneur

Au regard des innovations récompensées au palmarès de l’Agritechnica et des nouveautés qui seront dévoilées sur le salon allemand, trois grandes tendances se dessinent.

Si l’agriculture de précision est désormais bien ancrée, à des degrés divers, elle est aujourd’hui en train de changer d’échelle. La fertilisation est apportée dans la ligne de semis sur les appareils à céréales toujours plus nombreux à intégrer une trémie compartimentée. Les semoirs monograines déposent l’engrais par paquets au plus près de la graine. En ressortent des économies importantes de fertilisant. La pulvérisation ultralocalisée réduit considérablement les quantités de phytos utilisées et peut détecter les adventices aussi bien sur sol nu que parmi les cultures. Les épandeurs d’engrais corrigent maintenant les effets des courbes pour une application homogène. Quant aux tonnes à lisier, elles intègrent dorénavant la coupure de tronçons et la modulation de dose.

De multiples voies pour la décarbonation

Comme dans le monde automobile, les industriels réfléchissent aux alternatives au diesel. Avec comme contraintes de pouvoir embarquer beaucoup de puissance, préserver une bonne autonomie et sans rajouter trop de poids à des machines déjà lourdes. Les réponses sont multiples et dépendent notamment des catégories de puissance. Les petites puissances privilégient la voie de l’électrique, comme les Fendt e100 Vario, New Holland T4 Electric Power et Case IH Farmall Electric qui seront commercialisés dès la fin de l’année prochaine. Pour les puissances intermédiaires, l’hybridation constitue une piste intéressante, à l’image de Steyr, avec son Hybrid CVT de 180 ch, ou Landini et son Rex4 Electra Evolving Hybrid. Claas explore cette piste sur les moissonneuses-batteuses avec comme objectif de maintenir le régime moteur lors de pic de charge, maximisant les performances de battage. T

Troisième et dernière voie, les carburants alternatifs. Issu d’huile végétale, le HVO est un carburant pouvant être utilisé à 100 % chez la plupart des motoristes. John Deere étudie la piste de l’éthanol dans ses moteurs thermiques, tandis que Fendt s’intéresse au méthanol d’origine végétal pour alimenter une pile à combustible sur le relevage frontal et augmenter l’autonomie de son tracteur électrique e100 Vario. JCB mise sur l’exploitation de l’hydrogène dans les moteurs thermiques de ses machines. Enfin, New Holland privilégie le méthane produit sur l’exploitation pour l’utiliser sous forme compressée ou liquéfiée sur ses tracteurs de moyenne et forte puissance.

Lire aussi : New Holland - Le tracteur T7.270 Méthane Power carbure au biométhane liquéfié

En route vers les robots

Autre tendance forte, l’automatisation des machines agricoles. Les caméras de nouvelle génération, l’intelligence artificielle et d’autres technologies sont exploitées pour assister le conducteur, optimiser les performances des machines (radars sur coupe et Harvest Command sur les moissonneuses-batteuses Case IH), voire réduire les consommations (exemple : conditionnement variable en fonction du volume de matière sur les faucheuses Fendt). Les nouvelles technologies secondent, voire remplacent l’œil humain, jugeant de la qualité de travail, détectant quand une pièce d’usure manque ou est trop usée. Plusieurs constructeurs feront la part belle aux robots sur leur stand, à l’image de Kuhn qui dévoilera son concept Karl.

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