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Le Port de Bordeaux augmente ses exportations de maïs de 26 % en 2025

Le Grand port maritime de Bordeaux a conforté en 2025 son positionnement sur la filière agro-industrielle, ce qui laisse présager des perspectives porteuses de développement pour 2026.

Photo d'un navire céréalier à Bassens.
Avec 6,18 Mt traitées (-1,4 % par rapport à 2024) et 1 706 mouvements de navires (-3,7 %), le trafic du Port de Bordeaux affiche un léger repli mais reste porté par des filières robustes et diversifiées.
© S.Barthélémy / GPMB

La filière agro-industrielle du Grand port maritime de Bordeaux (GPMB) a vu son activité croître de 13 % entre les années civiles 2024 et 2025. Parmi les flux de céréales, de graines oléagineuses, de tourteaux et d’engrais, on soulignera la hausse de 26 % des exportations de maïs. 

Lire aussi : « Les exportations françaises de blé sont finalement moins exposées à la menace argentine que les origines mer Noire », déclare Amadou Sarr, analyste chez Stratégie Grains

Globalement, l’activité de vracs solides – regroupant les filières agro-industrielle, matériaux de seconde vie, BTP – enregistre une croissance de 13 % à l’importation et 15 % à l’exportation. « Des résultats qui confortent le positionnement renforcé du GPMB sur ses filières territoriales (céréales) et sur les importations de matières premières », commente le GPMB dans un communiqué en date du 5 février.

Tous flux confondus, le trafic portuaire affiche un léger repli en 2025, avec 6,18 Mt traitées (–1,4 % par rapport à 2024). « L’année 2025 marque l’amorce d’une tendance de fond : une baisse structurelle des volumes énergétiques fossiles, compensée par la création de valeur dans les vracs solides, la filière agricole et l’économie circulaire », souligne le Port de Bordeaux. 

Croissance de 31 % des exportations de céréales

Sur l’année civile 2025, le GPMB a exporté 423 000 t de céréales soit une augmentation de près de 100 000 t (+31 %) d’un an sur l’autre. Les graines oléagineuses et tourteaux sont également en progrès à l'export, avec 95 000 t (+57 000 t). 

Dans le détail, les chargements de grains en 2025 se répartissent entre 387 000 t de maïs, 29 000 t de blé et 7 000 t d’autres céréales, auxquels s’ajoutent 17 000 t de graines oléagineuses et 78 000 t de tourteaux. 

« Les exportations de produits agricoles du GPMB sont quasiment tous destinés au marché européen », précise Thibault Guillon, chargé de développement (énergie, pétrochimie, vracs liquides et céréales) du GPMB.

Hausse de 17 % des exportations de céréales sur le premier semestre 2025-2026

Sur le premier semestre de campagne 2025-2026 (juillet-décembre 2025), les exportations de céréales sont en hausse de 17 % par rapport à la même période en 2024-2025, pour atteindre 175 000 t. La tendance est identique en ce qui concerne les sorties d'oléagineux, avec 65 000 t (+50 000 t).

Dans le détail, ce sont 143 000 t de maïs, 29 000 t de blé et 3 000 t d’autres céréales qui ont été chargées, sans oublier 15 000 t de graines oléagineuses et 50 000 t de tourteaux.

Globalement, sur l’ensemble de la campagne 2025-2026, le GPMB espère bien atteindre son objectif à l’exportation, qui s’établit à 400 000 t, indique Thibault Guillon. 

Les importations de graines oléagineuses explosent

Avec 160 000 t en 2025, les importations de graines oléagineuses ont plus que doublé d’une année sur l’autre, soit en hausse de 110 000 t par rapport à 2024 (+212 %).

Sur le premier semestre 2025-2026, le tonnage de graines oléagineuses importées atteint 130 000 t, en progression de 153 % par rapport à la même période de 2024-2025.

Des investissements tous azimuts

Afin de limiter les problèmes logistiques d’acheminement des grains vers les silos portuaires, « une opération d'envergure d'optimisation des infrastructures routières s'est terminée fin 2025 sur Bassens », souligne Thibault Guillon.

Concernant les chargements, le GPMB a continué d'assurer des opérations d'entretien du chenal de navigation afin d'assurer un tirant d'eau à l'export permettant d'accueillir des navires à grande capacité et garantir la compétitivité des opérateurs présents. Et Thibault Guillon d’ajouter : « le port bordelais est par ailleurs encore largement capacitaire avec 400 000 t d’infrastructures de stockage, et bénéficie de cadences de chargement élevées, allant jusqu'à 1200 tonnes à l’heure »

En 2026, le GPMB va continuer d’investir afin d'améliorer les solutions de pré-post acheminements pour tous les vracs avec une réfection complète des voies ferrées portuaires de Bassens offrant de nouvelles opportunités aux vracs agroalimentaires et ce à la charge D (charge maximum). Par ailleurs, une opération de réhabilitation complète de deux hangars portuaires entre 2025 et 2026 permettra d'offrir des capacités de stockage à un niveau normatif maximum.

Des perspectives porteuses pour 2026

« Le chiffre d’affaires global du GPMB affiche une hausse de 4 % avec 47 M€, un résultat particulièrement satisfaisant dans un contexte économique qui demeure difficile, laissant présager des perspectives porteuses de développement pour 2026 », se réjouit le port de Bordeaux.

Cette année voit en effet le lancement du nouveau Projet stratégique 2026- 2030 du GPMB, et la définition d’un plan d’investissement, « qui accompagnera les grandes transitions en cours sur les filières portuaires, en lien avec la décarbonation des activités logistiques, industrielles et portuaires ».

Lire aussi : Port de Bordeaux : croissance du trafic de céréales et d’oléagineux sur la campagne 2021-2022

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