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« Notre semoir monograine est mieux valorisé avec l’interrang réglable »

En Normandie, la Cuma Hermes s’est équipée d’un semoir monograine à interrang variable pour semer différentes cultures avec le même appareil.

« Notre ancien semoir monograine six rangs affichait une trentaine d’années de carrière, explique Simon Tranchand, agriculteur en Gaec avec sa mère Chantal à Manéglise en Seine-Maritime. Il ne semait plus régulièrement, autant en profondeur qu’en espacement entre graines. » Le plan de relance, lancé par le gouvernement il y a deux ans, va donner à la Cuma Hermes, dont Simon est membre, une bonne raison pour renouveler l’appareil. « Il a fallu se décider vite », se souvient Arnaud Tranchand, le père de Simon, aujourd’hui retraité et partiellement salarié sur l’exploitation. Une stratégie gagnante, car le budget alloué à ce plan a été vite consommé.

Après avoir hésité pour un semoir quatre rangs travaillant en combiné, les membres de la Cuma portent leur choix sur un semoir six rangs à interrang variable Maschio Gaspardo Maga, pour un prix de 45 000 euros HT, la subvention payant la quasi-moitié de l’investissement. L’appareil s’appuie sur une poutre aux extrémités repliables, sur laquelle coulissent les différents éléments semeurs. Un système de perçages et d’axes permet de passer rapidement et hydrauliquement d’une configuration routière compacte à la configuration travail en fonction de l’interrang réglé. En version 6 rangs, le semoir Maga propose les écartements 37,5 ; 45 ; 50 ; 60 ; 70 ; 75 et 80 cm.

Un semoir performant et polyvalent

Les cinq exploitations utilisant le semoir réalisent 150 hectares de maïs avec l’appareil. « Comme nous travaillons tous avec un précédent ray-grass que nous récoltons avant le semis de maïs, les 150 hectares sont semés en une semaine. Une courte fenêtre de tir permise par le semoir qui évolue à 8 km/h, explique Simon Tranchand. En termes de vitesse, il peut aller encore plus vite. Mais pour l’instant, nous préférons rouler à une allure raisonnable et maximiser la précision de semis. »

Lire aussi : Les 10 points clés pour réussir ses semis au monograine

Sur l’exploitation de Simon, le semoir sert également quelques semaines plus tôt au semis de betteraves (sucrières et fourragères) sur six hectares, en espacement de 45 cm. « Avant, on le faisait faire à une ETA, précise Simon Tranchand. En plus des disques de semis pour les betteraves et le maïs, nous avons ceux pour le colza et le sorgho. » Ces derniers ont d’ailleurs bien servi lors de la première campagne avec le semoir Maschio Gaspardo. « Il y a eu beaucoup d’attaques de corbeaux sur le maïs, se souvient Arnaud Tranchand. Plutôt que détruire ce qui reste et resemer, nous avons exploité le potentiel du semoir en emblavant, là où il y avait des trous, du sorgho fourrager à 5 cm de la ligne de semis du maïs, tout en restant dans les passages de roue du premier semis. »

Un positionnement précis de la graine

Les potentialités de ce semoir ouvrent de nouvelles perspectives dans la Cuma. Si cela n’a pas encore été fait jusque-là, le semis du colza au monograine est une piste envisagée. « Certains membres de la Cuma se posent aussi la question de semer le maïs à 60 cm », ajoute Arnaud Tranchand.

Par rapport à l’ancien semoir, le nouveau monograine assure un bien meilleur positionnement de la graine, tant en espacement qu’en profondeur de semis. « Les deux roues de jauge de chaque côté du double disque semeur permettent d’avoir une bonne gestion de la profondeur, apprécie Simon Tranchand. De plus, les étoiles chasse-débris qui précèdent les éléments semeurs aident à avoir une ligne dégagée de tout résidu. »

En revanche, cet appareil est assez lourd. « Le tracteur de 95 ch est un peu juste pour le lever, avoue Simon Tranchand. Autre inconvénient, la hauteur des traceurs repliés en configuration maïs impose d’être prudent avec les câbles téléphoniques et électriques. »

Un semoir accessible et simple à régler

Le semoir Maga propose des réglages faciles des différents paramètres. L’entraînement mécanique s’effectue par les roues positionnées à l’avant du châssis. Un levier sur les boîtes de vitesses des éléments semeurs et de la fertilisation permet de régler aisément les dosages. Le châssis à interrang variable présente un intérêt en termes d’accessibilité. La vidange des éléments semeurs est facilitée par une goulotte, mais aussi en écartant au maximum les éléments semeurs.

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