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Le système de coupe rend la presse à balles rondes plus polyvalente

Choisir une presse à balles rondes équipée d’un rotor de coupe permet de couper le fourrage pour simplifier sa distribution. Ces dispositifs offrent des brins plus ou moins longs en fonction du nombre de couteaux et se différencient par leur mise en œuvre.

De plus en plus de presses à balles rondes embarquent un dispositif de coupe. En fonction des marques, le taux d’équipement des machines à chambre variable varie de 30 à 50 %. Du côté des chambres fixes, seules les rares presses dédiées à l’enrubannage en décomposé valorisent la coupe, sachant que la majorité d’entre elles sont utilisées en France pour la récolte de foin en brins longs. Et bien entendu, la totalité des combinés presse-enrubanneuse embarque un système de coupe. La principale raison justifiant la découpe du fourrage est le gain de temps et d’énergie lors de la distribution des balles, notamment lorsque celle-ci s'effectue à la mélangeuse. Cet avantage est devenu d’autant plus décisif avec la progression de la densité des balles sur les presses de dernière génération. Il n’y a finalement que les utilisateurs de dérouleuses qui n’ont pas d’intérêt à couper leur fourrage. Le rotor de coupe peut aussi être valorisé avec la paille par les éleveurs souhaitant obtenir des brins très courts pour leur litière.

Des rotors équipés de 13 à 32 couteaux

Les round balers aptes à la coupe se démarquent par l’adoption d’un ameneur rotatif spécifique disposant de doubles dents réparties de manière hélicoïdales, à travers lesquelles passent les couteaux. Chaque marque met en avant la disposition et le nombre de rangées de dents de son rotor (deux, trois, quatre, voire six). Selon les machines, l’adoption du rotor hacheur se complète d’un renforcement de différents organes et notamment de la transmission (limiteur de couple, chaînes…).

Le principal critère de choix d’un système de coupe est le nombre de couteaux, qui définit la longueur des brins produits. La plupart des constructeurs proposent deux versions, qui selon les marques et les modèles, offrent de 13 à 17 couteaux pour la première et de 23 à 26 couteaux pour la seconde. Sur les presses à chambre variable, la grande majorité des ventes se concentre sur la première déclinaison, les utilisateurs se contentant généralement de 6 à 7 couteaux pour couper le foin et de 10 à 14 couteaux pour l’enrubannage. Les systèmes à plus de 20 couteaux sont plutôt réservés aux gros faiseurs qui utilisent la moitié des couteaux le matin et l’autre moitié l’après-midi, de façon à conserver des lames bien affûtées sur toute la journée. Certains utilisent l’ensemble des couteaux de manière à obtenir une coupe très fine, notamment pour la paille destinée aux élevages avicoles ou à des logettes.

Des systèmes gourmands en puissance

Attention toutefois à la coupe courte qui peut entamer le débit de chantier de la machine en augmentant la prise de puissance et en compliquant la formation des balles. Le poids des balles d’enrubanné dépassant la tonne peut aussi devenir limitant. Ces contraintes n’ont toutefois pas empêché la mise au point par les Autrichiens Göweil et Pöttinger de dispositifs à 30 et 32 couteaux coupant à 36 millimètres théoriques. Ces deux marques se distinguent en outre par leur rotor alimenté en partie supérieure, avec des couteaux réversibles à double tranchant disposés sur le dessus, facilitant l’accès à ces derniers et espaçant leur affûtage.

La facilité d’intervention sur les couteaux est un point à ne pas négliger, car leur affûtage régulier est l’aspect le plus important dans le maintien d’une bonne qualité de coupe, mais aussi pour limiter la prise de puissance et donc la consommation de GNR.

Sécurité à ressorts ou hydraulique

La sécurité des couteaux joue également son rôle dans la préservation de la qualité de coupe. La version individuelle à ressort est la plus répandue, mais certaines presses proposent une sécurité hydraulique permettant d’adapter la résistance des couteaux à la pression du fourrage suivant les conditions. Toutefois, contrairement à une sécurité individuelle qui escamote seulement le ou les couteaux concernés par le corps étranger, la sécurité hydraulique déplace l’ensemble de la cassette. Quant à la gestion des bourrages auquel est plus exposé un rotor hacheur, elle impose le recours à un fond de canal escamotable. Certaines machines disposent aussi d’un capteur indiquant le mouvement de la trappe, afin d’anticiper un éventuel bourrage et ainsi de réduire la vitesse avant qu’il n’apparaisse.

Un pilotage de la coupe plus ou moins évolué

Si la mise en œuvre de la coupe s’effectue hydrauliquement, la sélection des couteaux ne l’est pas forcément. Les systèmes à plus de 20 couteaux combinent généralement deux cassettes permettant une activation de la moitié des couteaux depuis la cabine. En ce qui concerne les systèmes à 13-17 couteaux, la sélection du nombre de couteaux à escamoter se fait manuellement. Certains constructeurs proposent des mécanismes facilitant la sélection comme Kuhn avec son barillet rotatif, qui centralise la mise en œuvre de 4, 7 ou 14 couteaux. Attention à bien obstruer la fente du couteau escamoté par un faux couteau pour ne pas encrasser cet interstice. De plus en plus de machines bénéficient d’ailleurs d’un dispositif automatique d’ouverture et fermeture des couteaux à chaque balle, évitant l’encrassement.

L’escamotage automatique des couteaux est aussi mis à profit sur certains modèles en fin de pressage, de façon à terminer la balle avec des brins longs pour une meilleure finition. Dans le même but, bon nombre d’utilisateurs désactivent systématiquement les couteaux des extrémités, pour obtenir des bords de balle plus nets. Dans tous les cas, et plus particulièrement pour les coupes assez courtes, il est conseillé de lier avec du filet, gage d’une meilleure tenue de balle.

En chiffres

60 à 70 mm de longueur de brins théorique avec 13 à 17 couteaux, 42 à 45 mm avec 23 à 26 couteaux

15 à 20 chevaux de prise de puissance pour une quinzaine de couteaux (et davantage s’ils sont usés)

3 500 à 7 000 euros de surcoût (prix catalogue) pour une coupe à 13-17 couteaux, 7 000 à 13 000 euros pour 23-26 couteaux

300 à 400 balles d’intervalle d’affûtage des couteaux en conditions normales et 150 à 200 balles en conditions très usantes

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