L'ensemble des prix des céréales françaises ont affiché un retrait sur le marché physique, en sympathie avec l'évolution baissière observée sur le marché à termeEuronext. Le blé et l'orge fourragère ont toutefois davantage reculé que le maïs. Outre Atlantique, les contrats blé et maïs ont également clôturé en baisse. La concurrence des céréales issues de la zone mer Noire reste le principal élément pesant sur les prix des céréales actuellement, et ce, d'autant que la demande internationale est pour le moment insuffisante pour doper les cours.
Sur le plan des conditions météorologiques en France, selon le bulletin Céré'Obs de FranceAgriMer, la moisson de maïs grains était réalisée à 98% au 20 novembre. La bonne avancée de la récolte de maïs a permis de limiter la baisse des cours français. De leurs côtés, les semis de blé tendre et d'orge d'hiver étaient respectivement avancés à 74 % (98 % l'an passé à la même époque) et 86 % (99 %). Les conditions de culture "bonnes à très bonnes" concernaient alors 86 % des parcelles de blé (98 % en 2022 à date) et 85 % des parcelles d'orge (98 %).
L'évolution de l'euro face au dollar a aussi pesé sur les cours des céréales issues de l'UE. La devise européenne s'est affichée autour de 1,094 $ ce vendredi, pénalisant logiquement la compétitivité des productions françaises sur le marché international.
Marché international
Chine, blé dur, importations : l'Etat chinois, au travers du groupe Cofco, a importé du blé dur d'origine Canada destiné à la production de farine ou de pâtes alimentaires, selon l'agence Reuters. La Chine a déjà importé un volume de près de 2 Mt en provenance du Canada cette année.
Marchés physiques français du 24 novembre 2023 (base juillet pour les céréales)
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