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Commerce en ligne
Ferme Directe propose une plateforme de transactions tout en ligne de produits agricoles

Acheteurs et vendeurs professionnels s’inscrivent et bénéficient d’un service de conseils et d’accompagnement complet pour réaliser leurs achats et ventes 100 % en ligne.  

© Ferme Directe

Fondée en 2018 par les frères Kévin et Florentin Richard (l’un a travaillé pendant dix ans dans le conseil élevage, l’autre dans le monde de la cybersécurité), l’entreprise Ferme Directe, hébergée et soutenue par le Village Rennes by CA, propose une plateforme pour les professionnels (producteurs, coopératives, distributeurs, épiceries, industriels de l’agroalimentaire…). L'objectif : mettre directement en relation acheteurs et vendeurs de produits agricoles bruts ou transformés.

Le service comprend aussi la contractualisation de l’accord, la sécurisation de la transaction avec un paiement entièrement réalisé en ligne et le suivi des contrats. Depuis son démarrage, le mouvement La French Tech, la BPI, la région Bretagne, l’association CoFarming et le CERFrance de Brocéliande accompagnent le projet.

Le plus de cette place de marché, que l’on peut utiliser pour un « one shot » comme pour des échanges commerciaux de plus long terme, réside dans l’animation et les services apportés aux clients.
« C’est un service qui est conçu avant tout pour aider les agriculteurs.  Nous organisons complètement le transport des marchandises, non pas que nous possédions notre propre flotte mais nous proposons le mode le plus adapté à l’acheminement des colis avec nos prestataires de service. Par exemple, nous choisissons le petit camion qui va bien pour pouvoir livrer en ville tout en pouvant se garer ou le transport par benne pour les produits qui nécessitent ce type de livraison » explique Elodie Massin, en charge du développement des activités de l’entreprise.

Ancienne salariée d'une coopérative chargée de la logistique notamment, elle ajoute : « nous proposons aussi une aide réglementaire et juridique comme, par exemple, les informations à mentionner sur les étiquettes des produits, les agréments sanitaires à obtenir pour des transports au-delà de 80 km… Toutes choses qui ne sont pas toujours connues par nos clients. Nous conseillons aussi pour l’animation des ventes et la mise en avant des produits ».

L’inscription sur la plateforme est gratuite, sans abonnement, et Ferme Directe se rémunère via une commission sur les transactions, comprises entre 2 et 7 %.

Facilitation et nouveaux débouchés

Depuis que la plateforme est opérationnelle commercialement parlant (dernier trimestre 2019), Ferme Directe a permis l’achat/vente de 450 tonnes de blé, 92 tonnes d’orge ou encore de 15 tonnes de féveroles, entre autres.

Depuis février, les clients peuvent aussi négocier en direct du fourrage, du foin ou encore de la luzerne et des meuniers se sont récemment inscrits sur le site. Des transactions ont aussi eu lieu sur du fumier à destination de méthaniseurs ou de maraîchers. 

Il est également possible d'acheter et vendre des fruits et légumes, des animaux vifs, de la viande ou encore tout ce qui concerne l'approvisionnement pour la ferme.à l'exception de matériels/équipements agricoles.

La facilité d’utilisation et l’hyper réactivité due à l’effet transaction en ligne permet aussi aux acteurs présents sur le site de trouver des débouchés nouveaux en cas de surplus d’un produit ou de défaillance d’un client tiers comme pendant la crise du Covid-19 : depuis le début du confinement, l’entreprise a permis d’écouler 1,125 tonne de pommes de terre qui n’avaient pas trouver preneur dans les circuits classiques et qui étaient vouées à être détruites sans le recours à cette plateforme.

A noter un effet anti-gaspillage puisque la plateforme a permis de trouver des utilisations à des produits qui n’avaient pas forcément été vendus en temps et en heure par d’autres canaux. Ce dimanche 17 mai, un producteur de jambon, qui avait augmenté sa production en raison d’une forte demande il y a quelques semaines, a pu vendre sur Ferme Directe une partie des stocks qui lui restaient, par suite d’une forte baisse de la demande la semaine dernière.

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