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Gofar Tour 2026 - Les nouveaux robots agricoles en action au champ

Dédié à la présentation de robots agricoles, le Gofar Tour 2026 a tenu sa première étape, baptisée Field Day France, le 5 février à l’Agrobiopôle de Toulouse en Haute-Garonne.

L’association GoFar (Global Organization For Agricultural Robotics - Organisation mondiale pour la robotique agricole), qui fête son dixième anniversaire, lance le Gofar Tour 2026. Cet événement, qui revisite le Fira et s’inscrit désormais dans la volonté de promouvoir la robotique agricole auprès du monde agricole, a tenu son premier rendez-vous, baptisé Field Day France, le 5 février à Castelet-Tolosane, à l’Agrobiopôle de Toulouse (Haute-Garonne). Il sera suivi de plusieurs autres étapes à travers le monde : le 15 avril à Parla, près de Madrid (Espagne), du 11 au 13 août en Pennsylvanie (États-Unis), du 16 au 19 septembre lors des Ag Progress Days du salon AgroTechniek aux Pays-Bas, et en octobre à la Fira USA à Washington.

Des nouveautés en robotique

Lors de l’édition toulousaine, les constructeurs ont pu dévoiler leurs dernières nouveautés en action.

Sabi Agri - Un robot à monter soi-même

 

 
<em class="placeholder">Robot SRBC de Sabi Agri</em>
Sabi Agri présentait son robot SRBC. © L. Vimond

Déjà présenté en salons (Sitevi, Sival), le robot SRBC de l’Auvergnat Sabi Agri était visible en action. Vendu en kit sur une plateforme en ligne, ce robot porte-outils est prévu pour le semis, le binage, la préparation des cultures, le transport et la surveillance des cultures.

Thermique ou électrique, le robot Cyclair travaille sur 5,40 m de large

 

 
<em class="placeholder">Robot Cyclair Rover GW</em>
Cyclair présentait son robot Rover GW d'une largeur de travail de 5,40 m. © Cyclair

La startup de la Vienne Cyclair présentait son nouveau robot Rover GW. D’une largeur hors tout de 7 m, il travaille sur 5,40 m de large. Doté de quatre roues motrices et directrices, ce robot à voie variable est proposé en deux types d’énergie : électrique pour une autonomie de 8 heures ou thermique pour une autonomie de 40 heures, soit une vingtaine d’hectares par jour. Le constructeur propose une large palette d’outils actifs ou passifs pour le désherbage (mécanique ou chimique). Il embarque une caméra de vision, des Lidars, des ultrasons et une IA pour la reconnaissance des lignes de culture. Le robot a la capacité de reconnaître et de compter les adventices. Des rapports peuvent être délivrés au chef d’exploitation.

Le robot AgXeed à motorisation hybride diesel électrique culmine à 230 ch

 

 
<em class="placeholder">Robot Agxeed T2.7</em>
Agxeed propose désormais un modèle plus puissant de robot à chenilles, le T2.7, d'une puissance de 230 ch. © AgXeed

Le Néerlandais présentait deux robots, le W4 à roues et le T2.5 à chenilles. Ce dernier est désormais complété d’un modèle plus puissant, le T2.7 (non présent sur l’événement), doté d’un groupe moteur diesel-électrique délivrant 230 ch, d’un relevage de 9 t et d’un circuit hydraulique délivrant jusqu’à 170 l/min.

Le pulvérisateur Ecorobotix traite sur 6 x 6 cm de large

 

 
<em class="placeholder">Pulvérisateur Ecorobotix</em>
Ecorobotix dévoilait sa dernière génération de pumvérisateurs Ara. © Ecorobotix

Ecorobotix exposait sa dernière génération de pulvérisateur ultralocalisé Ara 620. Cet appareil intègre désormais de l’intelligence artificielle capable de détecter les adventices lors des traitements ultralocalisés sur plus d’une vingtaine de cultures. D’une largeur de pulvérisation totale de 6,20 m, il dispose de trois modules et embarque dorénavant 156 buses à jet plat distantes de 4 cm. Réglable en hauteur, chaque buse cible une surface de 6 x 6 cm.

New Holland - Le robot R4 travaille en marche avant comme en marche arrière

 

 
<em class="placeholder">Robot R4 de New Holland</em>
Le robot R4 de New Holland est resté en statique lors de la journée Filed Day du Gofar tour. © L. Vimond

New Holland présentait en statique son robot R4, un appareil à chenilles indépendantes de 59 ch, pouvant recevoir type d’outils disponibles sur les exploitations arboricoles et viticoles.

Léger SAS - La nouvelle génération de robot RoboCut360 gagne en capacités

 

 
<em class="placeholder">Robot RoboCut360 de Léger SAS</em>
La nouvelle génération de robots RoboCut360 de Léger SAS gagne en espaces d'attelage et en puissance. © L. Vimond

Dévoilée au Sival, la nouvelle génération de robots RoboCut360 de la société Léger SAS, basée dans le Lot-et-Garonne, bénéficie d’un espace sous poutre rallongé, d’une architecture renforcée et d’un moteur boosté à 56 ch (30 ch sur le précédent modèle).

 

 
<em class="placeholder">Pulvérisateur CLM développé pour le robot RoboCut360 de Léger SAS</em>
Le robot RoboCut360 de Léger SAS peut désormais accueillir un pulvé de 600 l pour traiter sous le rang. © L. Vimond

Il peut désormais accueillir un broyeur pour l’entretien des vergers ou un pulvérisateur de 600 l, conçu en partenariat avec CLM, pour désherber le pied des noisetiers. Sur la route, il est homologué pour circuler traîné comme une remorque à 25 km/h.

Léger SAS annonce également l’arrivée au cours de l’année de l’enjambeur électrique autonome RobEagle. Conçu sur la base de l’enjambeur électrique de la société Saudel, que Léger Sas a repris, il va être doté de capteurs pour évoluer de manière autonome.

John Deere - Le robot Mini Guss traite les vergers de manière intelligente

 

 
<em class="placeholder">Robot de pulvérisation Mini Guss de John Deere.</em>
Première démonstration pour le robot de pulvérisation Mini Guss de John Deere. © L. Vimond

Première démonstration au champ en Europe pour le robot Mini-Guss, de la start-up Guss Automation, que John Deere a rachetée l’année dernière. Ce robot tout en inox et à quatre roues directrices, qui semble tout droit sorti de Space X, dispose d’un moteur thermique John Deere de 173 ch, d’une cuve de 1 500 l et d’un système de pulvérisation par aéroconvection. Il est doté de divers équipements de sécurité : GPS, Lidar, caméras, bumpers, ainsi que d’un système radio compensant l’absence de réception du signal GPS lorsque la canopée est épaisse. Il repère également les opérateurs qui évoluent dans la parcelle avec un gilet de sécurité. En option, il peut recevoir le système Smart Apply Spray, qui s’aide de Lidars de chaque côté pour n’actionner que les buses PWM ayant de la végétation dans leur ligne de mire. Facturée 30 000 dollars, cette option permet d’économiser 50 % de produits phytosanitaires sur toute la saison en viticulture, jusqu’à 65 % en arboriculture.

Le prix de ce robot de 4 t en Europe n’est pas encore déterminé. Il est vendu 300 000 dollars aux États-Unis, où il dispose d’un grand frère, le Guss, de 2 270 l. Plus de 250 appareils (Guss et Mini Guss) ont été vendus à travers le monde, leurs propriétaires constatant un retour sur investissement entre 1,5 et 2,5 ans.

Kioti - Le robot RT100 se promène à la laisse

 

 
<em class="placeholder">Robot RT100 Kioti</em>
Kioti dévoilait son robot polyvalent RT100 ici équipé d'une tondeuse électrique. © L. Vimond

Le Coréen Kioti présentait deux prototypes du robot RT100. Ciblant préférentiellement les vignes et vergers, ce petit robot polyvalent peut recevoir différents outils, comme une plateforme de transport élévatrice, un pulvé, des équipements de désherbage mécanique ou prochainement à technologie laser. Très facilement changeables, ses batteries lithium-ion animent ses quatre roues manœuvrant par ripage et lui procurent une autonomie de 2 heures Ce robot de 1,23 m de large et d’un poids 380 kg, affichant une charge utile de 300 kg, évolue à une vitesse maximale de 6 km/h.

 

 
<em class="placeholder">Robot RT100 Kioti</em>
Le robot RT100 de Kioti propose un mode Leash (laisse) qui permet à l'opérateur de le guider et le faire avancer. © L. Vimond

Il propose cinq modes de conduite : autonome (grâce aux GPS RTK, Lidar et caméras), Leash - l’opérateur guide le robot grâce à une laisse (câble) - télécommandé, suiveur (capteur dans la veste de l’opérateur) et IA Speech, la voix de l’opérateur donnant des ordres au robot sur l’endroit où il doit se rendre. Même s’il est appelé à encore évoluer pour s’adapter au marché européen - une cinquantaine d’unités ont été vendues en Corée depuis deux ans - il ne devrait pas être affiché à un tarif supérieur à 30 000 euros.

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