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Bien choisir sa station météo connectée

Les stations météo connectées collectent et analysent en temps réel des données de terrain, afin de les convertir en indicateurs agronomiques. Elles permettent ainsi aux agriculteurs d’anticiper, d’ajuster et de sécuriser les semis, la fertilisation, l’irrigation ou encore la protection des cultures.

<em class="placeholder">Station météo connectée Meteus Isagri</em>
Les stations météo connectées donnent accès à des indicateurs agronomiques, aidant l’agriculteur à piloter les semis, la fertilisation, l’irrigation, la protection de ses cultures, etc.
© U. Dubroeucq

Les stations météo connectées agricoles sont de véritables outils d’aide à la décision. Elles collectent sur le terrain des données météorologiques et les analysent via des plateformes numériques. Ces valeurs sont transformées en indicateurs agronomiques précis pour optimiser les travaux agricoles. Les stations distribuées par Agralis, Deepfield Connect, Isagri, Metos by Pessl Instruments, Sencrop et Weenat peuvent intégrer de nombreux capteurs de différents types à placer dans des endroits distincts du parcellaire. Configurables à la carte, elles permettent de collecter des informations adaptées aux besoins : contrôle du gel, pilotage d’irrigation, fertirrigation, planification des traitements…

Un trio de mesures fondamentales

<em class="placeholder">Outil de mesure station météo connectée pluviomètre.</em>
Une station météo connectée dispose généralement d’un pluviomètre, d’un thermomètre et éventuellement d’un hygromètre. © Weenat
Le cœur d’une station météo connectée repose sur deux à trois capteurs. Le pluviomètre mesure le volume de précipitations. Fixé sur une platine à l’aide de plusieurs vis pour assurer sa stabilité, il doit être le plus horizontal possible et nettoyé régulièrement des débris, afin de garantir l’exactitude des relevés. Le thermomètre, quant à lui, est capable de mesurer la température sèche. Le troisième capteur, optionnel, est l’hygromètre relevant le taux d’humidité relative de l’air. Cet outil de mesure se décline en deux modèles différents. Le premier s’appuie sur un système de trois sondes hygrométriques qui indiquent la médiane des trois valeurs pour stabiliser la donnée. Le deuxième modèle se compose d’un seul capteur, plus onéreux et plus précis, qui ressort une unique valeur. Quelle que soit leur conception, les sondes hygrométriques perdent naturellement en précision à force d’absorber l’humidité. Cette dérive d’efficacité est de l’ordre de 0,1 à 5 % par an selon la qualité du capteur et le contexte météorologique. Certains fournisseurs proposent alors à l’utilisateur de changer leur sonde périodiquement, pour une plus grande fiabilité des données. Si le pluviomètre est placé sur la partie supérieure de la station météo pour réceptionner les précipitations, le thermomètre et l’hygromètre sont logés sous un abri météo. Cette pièce en plastique, répondant à la standardisation de l’OMM (Organisation mondiale de la météorologie), se présente sous forme cylindrique avec des lamelles de couleur noire à l’intérieur et blanche à l’extérieur, afin de réfléchir le rayonnement solaire. Cette cloche isole aussi des perturbations climatiques comme la pluie ou le vent.

L’anémomètre allié des traitements phytosanitaires

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L’anémomètre mesure la vitesse et la direction du vent, une aide pour sécuriser ou anticiper les traitements phytosanitaires. © Sencrop
L’anémomètre est un module qui peut être installé et utilisé sur le parcellaire indépendamment du socle de la station météo. Ce capteur mécanique dispose d’un axe rotatif à trois coupelles pour mesurer la vitesse du vent et d’une girouette pour indiquer sa direction à 360 degrés. Ces données étant essentielles pour anticiper les fenêtres d’application des traitements phytosanitaires, l’utilisateur peut programmer des alertes SMS, des appels vocaux ou des notifications si le seuil prédéfini est dépassé, comme pour tous les autres capteurs météorologiques.

La sonde capacitive ou le tensiomètre pour piloter l’irrigation

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Le tensiomètre évalue l’état hydrique des racines. © Weenat
La sonde capacitive mesure la teneur en eau volumique du sol, exprimée en pourcentage d’humidité, ainsi que la température du sol. Plantée dans la parcelle, elle évalue la présence d’eau dans le sol en émettant des champs électromagnétiques. D’une longueur pouvant atteindre 90 cm, elle prend des mesures à plusieurs profondeurs, généralement tous les 10 cm, pour suivre l’état hydrique près des racines. Efficace sur des terrains homogènes, dans les sols caillouteux ou très hétérogènes, cette technologie peut, en revanche, donner des valeurs erronées à cause des interférences avec les pierres. Le tensiomètre, un outil quasi identique à la sonde capacitive, est alors plus adapté. De même longueur, ce capteur mesure la force de succion exercée par les racines pour extraire l’eau. Une tension élevée indique un sol sec. L’utilisateur peut installer plusieurs sondes à différents endroits pour améliorer la précision. Certains outils d’aide à la décision (OAD) intègrent les données du capteur dans un algorithme pour suivre l’évolution du potentiel hydrique.

Quantifier le rayonnement solaire des parcelles

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Le pyranomètre mesure l’irradiance en W/m² pour évaluer l’ensoleillement et calculer l’évapotranspiration de la culture. © Metos by Pessl Instruments
Le pyranomètre est un capteur d’irradiance quantifiant le taux et la durée d’ensoleillement de la parcelle. Les valeurs s’expriment en watts par mètre carré (W/m²). Associées à un outil d’aide à la décision, elles permettent de calculer l’évapotranspiration de la culture et son besoin en eau. Cette information complète le pilotage de l’irrigation pour éviter le stress hydrique ou le gaspillage d’eau. Le pyranomètre convient aussi aux cultures saisonnières qui ne disposent pas de réseaux racinaires complexes, contrairement aux cultures pérennes.

La sonde d’électroconductivité, un outil pour la fertirrigation

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La sonde d’électroconductivité mesure l’humidité et la concentration en sels minéraux du substrat. © Weenat
La sonde d’électroconductivité, ou sonde de fertirrigation, est principalement destinée aux cultures hors sol ou maraîchères. Elle mesure le taux d’humidité du substrat ou du sol et l’électroconductivité pour évaluer la concentration en sels minéraux. Ces données permettent à l’utilisateur d’ajuster l’apport d’engrais.

Les thermomètres de sol pour anticiper les semis

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Les thermomètres de sol indiquent si la température est suffisante pour assurer la germination et la levée de la graine. © Weenat
Les thermomètres de sol sont des sondes à planter dans la parcelle avant les semis. Ils indiquent si la température sous terre est suffisante pour assurer la germination et la levée. Comme les graines sont semées proches de la surface, la sonde n’a généralement pas besoin de dépasser 10 cm de profondeur.

La feuille d’humectation pour prévenir des maladies ou du lessivage des produits

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La feuille d’humectation mesure la durée et l’intensité de l’eau présente sur les feuilles, permettant à l’utilisateur d’anticiper les risques de lessivage ou de planifier les interventions contre les maladies. © Sencrop
La feuille d’humectation est un capteur foliaire, placé au centre du feuillage de la culture. Contrairement à l’hygromètre qui mesure l’humidité de l’air, elle indique la durée et l’intensité de la présence d’eau sur les feuilles. Les données transmises à la plateforme web de visualisation de la station météo signalent le risque de perte d’efficacité d’un traitement par lessivage. Elles permettent aussi d’anticiper les fenêtres d’intervention selon l’état des feuilles. Intégrées dans les OAD de prévention, ces informations aident aussi à prévoir des maladies, comme la tavelure ou le mildiou.

Le capteur de gel, un outil crucial en viticulture et en arboriculture

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Le capteur de gel mesure les températures sèche et humide dans les conditions réelles subies par la plante, permettant à l’utilisateur d’anticiper les risques de gel. © Weenat
Installé au sein de la culture, le capteur de gel est un outil de mesure très prisé en viticulture ou en arboriculture qui repose sur différents modèles selon les fournisseurs. Sencrops utilise dans un abri météo trois thermomètres pour affiner les mesures et un hygromètre. Le capteur de gel de Weenat, quant à lui, contrairement au thermomètre d’une station météo qui mesure la température sous un abri normalisé pour éviter l'influence du rayonnement solaire ou du vent, reflète la température sèche et humide dans les conditions réelles subies par la plante. Il se compose de deux thermomètres. Le premier, placé à l’air libre, indique la température sèche de l’air ambiant (température ressentie). Le second est enveloppé dans une ficelle qui trempe dans un bocal contenant 95 % d’eau et 5 % d’alcool. Il mesure la température que le bourgeon de la plante atteindra réellement lorsque l’humidité sera à 100 %. Le gel étant un phénomène rapide, le capteur enregistre une mesure chaque minute, mais transmet la température la plus basse relevée toutes les cinq minutes sur la plateforme web de visualisation de la station météo.

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