Sommet de l’Élevage 2026 – « Cinq hectares dédiés aux démonstrations de matériels »
Dans une quinzaine de jours, le Sommet de l’Élevage ouvrira ses portes au parc des expositions de Cournon-d’Auvergne. Petit tour avec Victor Berthon, directeur général adjoint du salon, des dernières nouveautés que nous réserve l’édition 2026.
Dans une quinzaine de jours, le Sommet de l’Élevage ouvrira ses portes au parc des expositions de Cournon-d’Auvergne. Petit tour avec Victor Berthon, directeur général adjoint du salon, des dernières nouveautés que nous réserve l’édition 2026.
Ludovic Vimond – Le Sommet de l’Élevage s’agrandit chaque année. Est-ce encore le cas pour cette édition
Victor Berthon – Oui. Pour répondre à la demande des exposants de plus en plus nombreux et qui sollicitent des surfaces au sol plus importantes, nous avons 10 000 m² d’exposition supplémentaires, qui prennent place là où était en 2025 le hall bovins lait. Ce dernier déménage de quelques mètres sur l’ancien parking des éleveurs.
L. V. – Parmi les nouveautés, l’édition 2026 prévoit un espace de démonstration. Où se situera-t-il ?
V. B. – Les démonstrations auront lieu sur une surface de cinq hectares située en face du salon, sur une partie du parking. Elles se dérouleront de part et d’autre d’une allée piétonne où passeront 20 000 à 30 000 visiteurs par jour. Le parking a, quant à lui, été agrandi en ajoutant une parcelle. Au final, nous proposerons davantage de places de stationnement qu’en 2025.
L. V. – Vous avez annoncé l’arrivée d’une agora du machinisme. Que va apporter cet espace aux visiteurs ?
V. B. – L’agora n’est pas qu’un simple espace de conférences. Il rassemble aussi les acteurs institutionnels du machinisme agricole, comme Axema, le Sedima, la FNEDT, FNCuma et Robagri, en partenariat avec le manufacturier BKT. Ce lieu de rencontres se présentera sous la forme d’une nouvelle structure à deux niveaux en plein cœur de l’espace d’exposition du machinisme, avec les stands des institutions au rez-de-chaussée et une espace d’échange à l’étage. Il sera adossé à la sélection des Olympiades des métiers World Skills pour la région Auvergne-Rhône-Alpes.
L. V. – Vous proposez un nouveau format appelé « Pitch ton innovation ». Quel en est le principe ?
V. B. – Ce nouveau format s’adresse aux 20 lauréats des Sommets d’Or. Nous nous sommes inspirés de l’émission télévisée Qui veut être mon associé ? Sur le plateau télé du salon Sommet de l’Élevage, les gagnants auront la possibilité de défendre pendant trois minutes leur innovation récompensée devant un jury composé de chefs d’entreprise, de partenaires, d’agriculteurs influenceurs, etc. Ils désigneront un gagnant du jour et un gagnant de la semaine en fin de salon. C’est une façon de rendre ce palmarès plus ludique. La vidéo du pitch sera disponible en live et en replay.
L. V. – L’été 2026 a été marqué par des records de chaleur et une sécheresse. Le changement climatique figurera-t-il parmi les thématiques abordées sur le salon ?
V. B. – Les enjeux climatiques, notamment l’adaptation des élevages au changement climatique, feront bien sûr partie des sujets abordés. Erik Orsenna sera le grand témoin du Sommet de l’Élevage 2026. Il interviendra lors de la conférence “Territoires d’élevage : les systèmes herbagers et pastoraux, une force pour l’avenir”, qui occupera une place majeure lors de cette édition. Au travers de ses récents livres, l’écrivain académicien et économiste s’est intéressé à la gestion de l’eau et aux défis de l’agriculture de demain.
L. V. – A six mois de la présidentielle, vous devez vous attendre à une présence très remarquée des candidats ?
V. B. - Nous avons été sollicités par les équipes de tous les candidats à la présidentielle, mais aussi par d’autres hommes et femmes politiques qui ne se sont pas encore déclarés. Le Sommet est devenu un rendez-vous incontournable des politiques pour s’exprimer sur les sujets agricoles. Même si nous n’avons pas encore de liste des présents, du fait des fréquents changements de planning de dernière minute, nous pouvons présager une présence forte, puisqu’en plus de la présentielle en ligne de mire, il y a aussi la PAC qui doit se renégocier prochainement. Une grande conférence sera d’ailleurs dédiée à la nouvelle politique agricole commune.
L. V. – Le pastoralisme sera-t-il abordé lors de la conférence sur la PAC ?
V. B. – Évidemment. 2026 est l’année internationale des parcours et des éleveurs pastoraux, et comme le Massif Central est la plus grande région de pastoralisme d’Europe, il était essentiel que le Sommet de l’Élevage fasse quelque chose : les experts seront présents sur le salon. Le sujet sera même à l’honneur en dehors des murs du salon. Pendant toute la durée du Sommet de l’élevage, la Place de Jaude, place emblématique de Clermont-Ferrand, sera transformée en grande prairie pour sensibiliser le grand public à cette pratique d’élevage et mettre un coup de projecteur local et national sur les vertus du pastoralisme. Il y aura même des défilés de vaches : ce sera la « Vashion Week » !