Agroéquipement - Le marché français continue de chuter
Pour la troisième année consécutive, le marché des agroéquipements évolue à la baisse.
Selon le rapport économique 2026 de l’Axema, le marché des agroéquipements en 2025 est en recul de 9 % par rapport à l’année 2024. Cela porte à 22 % la chute du chiffre d’affaires agroéquipements en France depuis 2023.
Ce sont notamment les matériels destinés aux exploitations de grandes cultures et à la viticulture qui subissent la plus forte récession. Les machines à vendanger, les moissonneuses-batteuses et les tracteurs figurent parmi les véhicules ayant enregistré les plus fortes baisses d’immatriculations. Seul le marché des espaces verts est sous de bons auspices.
Les immatriculations de véhicules remorqués en forte baisse
Les véhicules remorqués sont également impactés, notamment en lien avec la nouvelle réglementation sur le freinage. En place depuis le 1er janvier 2025, ce nouveau texte réglementaire impose la double ligne hydraulique ou pneumatique, ce qui pose souci avec le parc de tracteurs encore majoritairement à simple ligne hydraulique. En amont de l’application de cette nouvelle norme, bon nombre de véhicules remorqués ont fait l’objet d’achats précipités, voire d’immatriculations dans les parcs des concessions, boostant les chiffres sur les derniers mois de 2024. Revers de la médaille, les immatriculations de ces mêmes familles de matériels subissent le creux de la vague en 2025.
Une reprise espérée en 2027 du marché du machinisme agricole en France
Côté perspectives futures, les premiers mois de 2026 ne laissent pas encore entrevoir une inversion de la tendance. Les prises de commandes ont reculé de 9 % au premier trimestre avant un léger rebond de 5 % en avril. Les revenus agricoles sous pression, la hausse des taux d’intérêt et le conflit au Moyen-Orient concourent en effet à prolonger la tendance baissière. Le syndicat Axema anticipe que le marché français baissera encore pour atteindre environ 7,15 milliards d’euros en 2026 (-2 % par rapport à 2025), avant un rebond attendu en 2027, aidé par deux segments qui affichent des perspectives plus favorables : le matériel d’élevage et les composants.