Le collectif Acclimat’action (associations), le Conseil général de Gironde et la ville de Bordeaux vont lancer une expérimentation de Sécurité sociale de l’alimentation (SSA). Elle devrait être lancée au printemps 2024 pour environ 400 bénéficiaires. Créé en 2020, le Acclimat’action réunit des associations œuvrant pour l’alimentation durable. À l’initiative du projet, aux côtés du département et de la municipalité bordelaise, il promeut la « démocratie alimentaire ». Les décisions sont prises « entre citoyens, en incluant les agriculteurs et les collectivités », indique le coordinateur du projet, David Fimat.

« Sécuriser un revenu pour les agriculteurs »

Un groupe de 40 personnes travaille actuellement à définir la charte qui régira l'expérimentation. Cette dernière établira les règles que devront respecter les lieux de vente et les produits concernés par le dispositif. L’idée d’une SSA revient à « créer une nouvelle branche de la sécurité alimentaire », rappelle David Fimat à nos confrères d'Agra Presse. Une « Carte vitale » de l’alimentation, rattachée à des caisses locales, permettrait de « sécuriser un revenu pour les agriculteurs et de sécuriser un budget alimentaire pour tous les Français », assure-t-il.

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150 euros mensuels

L’idée fait aussi son chemin dans le monde scientifique. Face à l'accroissement de la précarité alimentaire, et fort du constat que l'aide alimentaire a atteint ses limites, plusieurs chercheurs et acteurs de terrain proposent de mettre en place une Sécurité sociale de l'alimentation. Le principe : intégrer l'alimentation dans le régime général de la Sécurité sociale, en proposant une carte vitale de l'alimentation qui donnerait accès à des produits conventionnés pour un montant de 150 euros mensuels environ. Plusieurs initiatives sont en cours d’expérimentation comme à Montreuil (93) où le projet « Passerelle » propose une aide financière sous forme de chèque en laissant totalement ouvert le choix des produits. A Cadenet, dans le Sud Luberon, une expérimentation locale sur la SSA est aussi en cours.

Table-ronde le 25 mai

La Mission Agrobiosciences-Inrae et le Quai des savoirs organisent une table-ronde sur le thème de la précarité alimentaire et des expériences de création d’une sécurité sociale de l’alimentation le 25 mai à Toulouse au cours de laquelle chercheurs et associations feront notamment le point sur les initiatives en cours et les améliorations à apporter. Avec sa contribution à l’Agrobiosciences, le Civam (Réseau des Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) entend faire entendre sa voix et estime « qu’avec la Sécurité sociale de l’alimentation, on fait basculer l’économie par l’alimentation ».

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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