Issu d'une tension nationale entre éleveurs et vétérinaires au sujet de la vaccination contre la fièvre catarrhale, le conflit se développe particulièrement en Creuse où il a été particulièrement d'actualité lors de l'assemblée générale à Guéret du Groupement de Défense Sanitaire tenue vendredi 25 avril. Boycottée par les praticiens, cette réunion a fait apparaître cependant la bonne volonté des agriculteurs qui se sont déclarés prêts à négocier estimant avoir de bonnes relations avec les premiers.
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La question en suspend est celle de l'acte payant effectué par les vétérinaires - les vaccins créés pour la FCO, financés par l'Etat, n'ont pas encore d'autorisation de mise sur le marché et ne peuvent donc être administrés que par un professionnel de santé - que les éleveurs rechignent à régler. En Creuse, on a donc décidé d'ouvrir des pourparlers locaux afin d'aplanir le problème. Les agriculteurs espèrent un financement des collectivités (complétant les 2 euros/acte accordés aux vétos par l'Europe) afin d'aboutir à un coût le plus bas possible. Une commission bipartie éleveurs/vétérinaires doit se réunir à cet effet dans les tous prochains jours, sous l'arbitrage du préfet qui aura pour objectifs de discuter du prix de l'opération entre les intéressés. Mais aussi peut-être d'obtenir des vétérinaires qu'ils délèguent l'acte de vacciner aux éleveurs. En cas de succès, l'initiative pourrait très bien avoir des répercussions nationales et peut-être mettre un terme au conflit.