L’eau en Lozère fait couler beaucoup d’encre ces jours-ci. Pourtant le sujet ne date pas d’hier, comme le rappelle Guillaume Lambert, préfet de la Lozère. « La loi sur l’eau existe depuis 2006. Le pays a pris conscience que l’eau devient rare et fragile et a besoin d’être protégée. Jusqu’aux années 90, 50 % des zones humides françaises ont été détruites. En Lozère, il n’y a pas de nappes phréatiques, l’eau des zones humides est donc vitale pour tout le département, pas uniquement les agriculteurs » rappelait-il lors d’une rencontre avec la presse jeudi 20 février. Pour le préfet, l’établissement d’une charte est une bonne chose, afin d’aider les agriculteurs à mieux comprendre comment appliquer la loi. « Il y a beaucoup de questions très techniques à traiter. C’est pourquoi il est important que des organismes spécialisés soient co-signataires de cette charte : le Copage, L’Astaf, le service Sagne. Par contre, je ne peux pas autoriser la signature d’une charte qui irait à l’encontre de la loi. »
René-Paul Lomi a rappelé que la charte apportée le 13 février dans les bureaux de la DDT était la troisième version d’un document sur lequel ses services travaillent depuis plusieurs mois. « Pour les deux premières versions, c’est l’administration qui a tenu le stylo. La deuxième version, qui date du 14 décembre 2013, a été jugée trop complexe par les agriculteurs. La troisième version, que nous avons découverte le 11 février, a été écrite par les agriculteurs. C’est une réponse à la dernière charte. Elle est somme toute plutôt réussie bien qu’il y ait encore quelques points à retravailler. »
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