La France a connu une sécheresse estivale exceptionnelle par son intensité, son étendue et sa durée. Afin de vérifier le respect des restrictions d’eau mises en place par les préfets, l’OFB a procédé à plus de 16 000 contrôles de juin à septembre.
La très forte sécheresse et les canicules de cet été 2026 ont conduit en France à une forte tension sur la ressource en eau et une multiplication des arrêtés de restrictions d'usages, notamment agricoles, pris par les préfectures. L’Office français de la biodiversité (OFB) a réalisé, entre juin et septembre, plus de 16 000 contrôles afin de vérifier leur application.
À la mi-septembre, dans toute la France, 75 départements sur 101 étaient encore au niveau maximal de restriction des usages de l’eau. Fin septembre, sur un peu plus de 3 300 stations d’observation des petits cours d’eau, 1 594 étaient complètement à sec ou en rupture d’écoulement, soit près de la moitié.
Il s’agit d’une mobilisation historique depuis la création de l’OFB, avec un volume de contrôles en hausse de 30 % par rapport à la crise de 2022. Ces contrôles ont concerné tous les usages et tous les usagers de l’eau : particuliers, agriculteurs, collectivités et entreprises, selon les priorités fixées avec les préfets. Les agriculteurs et les acteurs du secteur agricole ont représenté près d’un quart des personnes contrôlées.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Ces contrôles permettent de s’assurer que les prélèvements sont conformes aux règles qui ont été édictées, par souci d’équité et pour protéger la ressource. Ils ont aussi une vertu pédagogique et contribuent à faire évoluer les comportements » explique l’OFB. De juin à septembre 2026, seuls 1 211 contrôles, soit un peu plus de 7 % du total, ont révélé des manquements et ont été suivis de réponses administratives ou judiciaires adaptées à leur gravité.
« Les effets de 2026 se mesureront encore pendant des années », affirme l'OFB
L’automne est arrivé mais la crise n’est pas terminée. La sécheresse reste installée et aucune amélioration rapide n’est attendue. Début octobre, 64 000 habitants n’avaient toujours pas d’eau au robinet et deux tiers des nappes phréatiques restaient sous les niveaux habituels pour la saison. Les pluies d’automne et la recharge hivernale seront décisives pour que rivières, sols et nappes se reconstituent. « Les effets de 2026 se mesureront encore pendant des années » déplore l’OFB qui rappelle que les enjeux dépassent la nature : la Banque centrale européenne a alerté sur le fait que la sécheresse et la dégradation de l’eau menacent potentiellement 15 % du PIB de la zone euro.