Le ministre de l’Agriculture Michel Barnier a annoncé, le 12 novembre, un plan d’aide d’urgence aux agriculteurs en difficulté à « passer le cap ». Une enveloppe de près de 250 M€ (204 des fonds nationaux et européens, 15 de la MSA et 20 de contributions des banques) y sera consacrée. Selon les calculs provisoires du ministère, 2008 devrait connaître un recul du revenu agricole national de 8 à 15 %. Le ministre propose « cinq réponses à la crise ». « Il ne s’agit pas d’assistance mais d’investissements », a-t-il expliqué. Ce plan pourrait concerner un agriculteur sur deux, beaucoup plus dans les zones d’élevage extensif que dans celles de grandes cultures. Les éleveurs devraient bénéficier de 90 % des sommes. Mais il n’y a pas d’exclusion selon les secteurs, a insisté le ministre.

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Un plan d’urgence en cinq volets

Le premier volet concerne les éleveurs d’ovins, lanterne rouge des revenus agricoles. Il recevront une somme représentant un supplément de 12 € par brebis. Le deuxième consiste en une panoplie d’allègements de charges et d’aides à la trésorerie (un total de 75 M€, plus 15 M€ de la MSA et 20 M€ des banques). Troisième volet : l’allègement de la facture énergétique. L’exonération de la TIPP est reconduite pour le 2 nd semestre 2008 (70 M€). S’ajoutent entre autres 5 M€ d’aides aux investissements économiseurs d’énergie. Quatrième axe : la mise en place d’un observatoire des prix et des marges visant à mieux répartir la valeur ajoutée. Pour le cinquième, M. Barnier compte sur les résultats des négociations du bilan de santé de la Pac. Une part des aides aux céréaliers et producteurs de grandes cultures pourrait être réorientée vers l’élevage ovin et bovin.

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