Patrice Mounier, conseiller chambre d’agriculture 43 et Haute-Loire conseil élevage, livre les points importants à anticiper. Tout se passe avant d’atteindre les 250°C jours base 1er février, un cumul de températures qui sonne le départ du pâturage.

Émoussage
En premier lieu, il faudra procéder à l’émoussage des parcelles. Cette opération consiste à écarter la terre retournée par les rongeurs (taupes et campagnols terrestres) et à retirer la mousse qui s’est répandue sur les prairies. L’émoussage se fait au moyen de deux outils : la herse émousseuse et la herse étrille (dont l’action est plus agressive). Quant à la période d’intervention, « il faut le faire ni trop tôt, ni trop tard. Trop tôt, il y a des risques de gel, ce qui peut fragiliser la prairie. Une intervention trop tardive, après 200°C jours, n’est pas forcément bénéfique non plus » indique Patrice Mounier. En réalité, il revient à chaque agriculteur d’évaluer la date d’intervention optimale notamment en fonction du type de parcelle (exposition, âge de la prairie, variétés implantées).

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