Premiers bénéfices en vue pour Scop-Ti

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Les salariés de l'ex-Fralib qui ont créé la Société coopérative ouvrière provençale de thés et infusions (Scop-Ti) après la fermeture de leur usine par Unilever, prévoient d'engranger leurs premiers bénéfices en 2020. « Le bilan pour les 76 ex-Fralib qui sont restés dans le combat pendant 1 336 jours est un bilan 100% positif », s'est réjoui lors d'une conférence de presse à Marseille, Gérard Cazorla, président fondateur de Scop-Ti. « On progresse chaque année : de 460 000 euros de chiffre d'affaires la première année, nous devrions atteindre les 4 millions d'euros à fin 2019 », a souligné Olivier Leberquier, directeur général délégué de Scop-Ti et ancien délégué CGT. Si la coopérative espère « être proche de l'équilibre » à la fin de l'année et faire ses premiers bénéfices en 2020, elle reconnaît avoir « une trésorerie très serrée » et regrette l'absence de soutien des banques. Une campagne de financement participatif a été lancée en juillet permettant de récolter 67 000 euros, a annoncé Olivier Leberquier. Cinq ans après sa création, Scop-Ti emploie 42 salariés de l'ancienne entreprise tandis que 24 personnes sont parties à la retraite à taux plein et 10 autres ont choisi une autre option professionnelle. En 2010, le groupe anglo-néerlandais Unilever avait annoncé aux salariés de son entreprise de Géménos (Bouches-du-Rhône), Fralib, la délocalisation de la production en Pologne.

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