Le marché européen est entré dans sa traditionnelle détente saisonnière. Les fêtes de Pâques ne sont jamais propices au commerce, et 2012 ne déroge pas à la tradition. La seule différence avec les années précédentes est la vitesse à laquelle les cours se replient. La chute est sévère partout en Europe, même dans les États membres à la production pourtant bien moins étoffée qu’à l’accoutumée, comme en France. Cette forte amplitude de la baisse est à relier aux sommets tarifaires de la mi-mars. Les niveaux étaient tels que les industriels comme les détaillants n’étaient plus en mesure de s’approvisionner sans travailler à perte. Ils ont donc sans surprise profité de l’accalmie saisonnière du commerce pour appuyer de tout leur poids sur leurs prix d’achat. Un demi-succès seulement : les cours demeurent en effet bien plus élevés que les autres années.

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