Dans un contexte de cours du blé français au plus bas et des trésoreries affectées dans les fermes, l'activité est limitée.
Les distributeurs d’engrais observent, depuis le début septembre, des prises de position au compte-goutte de la part de leurs clients agriculteurs. Et ce, alors que les prix des engrais azotés peinent à rester stables, affichant une tendance baissière sur le marché national, sous l’influence d’une offre mondiale qui s’est détendue, avec le retour de la Chine à l’exportation, et des résultats d’appels d’offre indien pour l’instant moins élevés que prévu. Malgré le début de la taxation des engrais russes et biélorusses par l’Union européenne, face à une demande en recul, le marché français enregistre une détente sur l’urée et la solution azotée, dont les transactions se sont affiché jusqu’à 415 €/t mi-septembre pour le premier (départ La Pallice) et à 315 €/t pour la seconde (départ Rouen).
Une détente des cours accentuée par la fermeté de l'euro
La fermeté de l’euro face au dollar accentue également cette détente des prix. Par ricochet, l’ammonitrate européen ne parvient pas à ajuster ses prix à la hausse malgré des besoins accrus et face au renchérissement du gaz naturel. Les engrais phosphatés – dont les cours restent fermes – suivent un peu cette tendance à la baisse, notamment pour le DAP, dans un marché très mou. Pour la première fois depuis des mois, le prix de la potasse fléchit.
Des prix plus attractifs en fin septembre
La préparation des semis d’automne entraîne néanmoins une reprise de l’activité fin septembre, notamment sur les produits azotés, avec des prix plus attractifs pour les agriculteurs.
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