Ngozi Okonjo-Iweala, la directrice de l'OMC, estime que les règles du commerce agricole ne fonctionnent plus et qu'il faut les réformer. Crédits : © OMC

« Trop ​​souvent, les marchés de l'alimentation et de l'agriculture continuent de mal fonctionner. Il est de plus en plus évident que les règles de l'OMC n'ont pas suivi le rythme des défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui, ni de l'évolution des marchés mondiaux » a déclaré la directrice générale de l'OMC Ngozi Okonjo-Iweala lors d'un séminaire le 24 octobre à Genève. Selon elle, pour améliorer la situation, « les membres de l’OMC devront mettre à jour le règlement de l'OMC afin de répondre efficacement aux problèmes des marchés mondiaux et veiller à ce que le système de l'OMC aide à relever les défis auxquels nous sommes confrontés aujourd'hui et demain ».

Les conférenciers ont souligné que le système alimentaire mondial est soumis à une pression accrue due à l'insécurité hydrique et à la sécheresse induites par le changement climatique, à la dégradation de l'environnement, à la guerre en Ukraine et aux effets persistants de la pandémie de Covid-19. L'insécurité alimentaire en Afrique et ses répercussions mondiales ont également été soulignées par les intervenants.

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« Distorsions commerciales et niveaux élevés de protection »

Alors que les pays membres de l'OMC sont engagés dans des négociations sur le commerce agricole depuis plus de deux décennies, Ngozi Okonjo-Iweala a pointé les distorsions commerciales et les niveaux élevés de protection qui restent « un problème majeur ». Elle a aussi dénoncé un sous-investissement persistant dans la recherche et les infrastructures ayant entraîné une productivité agricole faible et stagnante dans de nombreuses régions à travers le monde. Dans le même temps, le soutien au secteur agricole a atteint 817 milliards USD en 2019-2021.

Les restrictions à l'exportation de produits alimentaires continuent également d'exacerber l'effet des flambées des prix sur les consommateurs pauvres des pays importateurs de produits alimentaires. Les 164 états membres de l’OMC doivent donc maintenant réfléchir à l’établissement de nouvelles règles avant la tenue de la 13e conférence ministérielle qui devrait avoir lieu avant la fin 2023.

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