Bio Les Français consomment désormais plus de bio que les Allemands

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Le marché bio français poursuit sa dynamique en 2019 avec un chiffre d’affaires avoisinant les 12 milliards d’euros, en progression de 13,5% par rapport à 2018, a annoncé ce matin l’Agence bio lors d’une conférence de presse. « Le marché français des produits bio se hisse à la hauteur de son homologue allemand, leader européen du bio. Mieux, les Français consomment désormais plus de produits bio que leurs voisins d’outre-Rhin ! », se félicite Philippe Henry, président de l'Agence Bio.

Au-delà des ménages, qui dédient 6% de leur budget alimentaire au bio et notamment en grande distribution (55% de parts de marchés), les achats de produits bio se développent en restauration hors foyer (640 millions d’euros, +16,4%) et en restauration collective (+21,3%).

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L’offre s’est aussi largement diversifiée avec des références bios présentes dans toutes les gammes de produits, caractérisé par une montée en puissance des produits transformés.

Si la consommation a bondi, et encore plus avec la crise sanitaire, elle « tire la production et contribue à la structuration des filières. La bio s’organise partout », se félicite Philippe Henry, président de l’Agence bio. Face à un taux d’importation des produits bios qui est resté stable, à 33%, en 2019, les surfaces agricoles dédiées au bio représentent aujourd’hui 8,5% de la surface agricole utile à 2,3 millions d’hectare. « Les surfaces ont doublé en cinq ans », poursuit-il. Fin 2019, 70 322 opérateurs étaient engagés en bio (+13,8%) avec plus de 5 500 exploitations supplémentaires avec une progression intéressante des grandes cultures et des élevages porcins et de poules pondeuses. Le nombre d’acteurs bios de la transformation progresse aussi (+16%) tout comme ceux de la distribution (+24%) et de l’importation (+21%).

<em class="placeholder">Colza associé à deux trèfles en ACS</em>
Le colza est implanté en direct à 60 gr/m2 vers la mi-août. Le semis a été réalisé au monograine à 50 cm en association avec du trèfle blanc nain à 3 kg/ha et du trèfle d'Alexandrie à 5 kg/ha. L’agriculteur estime que l'entre-rang important du colza a facilité l'implantation du trèfle mais à l’inverse, le trèfle bien développé aurait trop concurrencé le colza. « Je vais finalement semer au Semeato cette année avec semis du trèfle à la herse à paille + Delimbe auparavant »,mentionne Benoit. L’objectif serait également de faire une coupe de trèfle après récolte du colza mais pour le moment, la capacité de stockage du séchoir est trop petite pour absorber cette récolte supplémentaire. Un bâtiment supplémentaire est à l’étude. Crédits : © Benoît Gobin

Benoît Gobin en Val de Saône : Un séchoir au service du semis direct

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